Harpagon sacrifie tout ce qui l''entoure à l''objet unique de son attention : sa fortune, son bien placé ou ses pièces d''or enfermées dans sa ''cassette''. Il lui sacrifie sa progéniture ou ses domestiques, réduits à la mendicité et au vol, sa maison inconfortable à l''extrême, sa réputation comme son train de vie, sa santé. Il abandonne sa fille à son voisin Anselme, car celui-ci n''en exige aucune dot. Il se laisse dévorer par un désir paroxystique et paradoxal de posséder l''argent, de le saisir, de le manipuler pour ce qu''il représente : la promesse de pouvoir disposer de chaque chose et de chaque être. Il amasse par son argent les probabilités de jouir de tout, mais demeure incapable de passer à l''acte de la dépense et d''en profiter.