Comi Toulabor – författare
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PDF, Franska, 2014377 kr
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Les sociétés africaines sont en mutations rapides. L’urbanisation, l’expansion de l’éducation et de la formation à tous les niveaux, l’augmentation tendancielle du niveau de vie depuis les années 1980, une confrontation constante au reste du monde et à ses modes de vie via les medias et la jeunesse de la population, affectent la structure sociale et notamment urbaine des sociétés africaines et redessinent leurs potentiels de marché. De nouvelles dynamiques sociales et économiques, massives et collectives, sont à l’oeuvre. L’expression « classes moyennes » popularisée dans les médias ne parvient pas à en saisir la complexité et les enjeux, notamment au niveau de prospérité le plus modeste. Elle permet cependant d’attirer l’attention sur ces évolutions, de constater qu’au-delà du poids considérable de la grande pauvreté et de la captation des richesses par un tout petit nombre d’élites, près de 350 millions d’Africains sortent de la pauvreté, se structurent et développent des stratégies et des actions de promotion sociale. Les enjeux de ces mutations sociales massives sont considérables en termes de marché, mais aussi d’effets politiques pour les régimes en place et de système de gouvernance à développer pour répondre aux nouveaux besoins et aux nouvelles demandes urbaines. À partir de cas nationaux et sectoriels, cet ouvrage interroge précisément ces enjeux et les risques politiques que portent ces recompositions, notamment en matière de mobilisations sociales, de stabilité politique et de procédures de gouvernance. Dominique Darbon est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux et travaille sur l’action publique et les politiques publiques, et sur les mutations socio-économiques en Afrique et dans les pays du Sud. Comi Toulabor est directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques. Il interroge les sociétés africaines en termes de sociologie politique « par le bas ». Tous les deux ont été rédacteurs en chef de la revue Politique africaine et sont membres du Laboratoire les Afriques dans le monde (LAM) de Sciences Po Bordeaux. En plus des directeurs scientifiques, ont contribué à cet ouvrage : Antje Daniel, Claire Dedieu, Élodie Escusa, Anna Fichtmüller, Jamilla Hamidu, John R. Heilbrunn, Clélie Nallet, Dieter Neubert.
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Franska, 2008373 kr
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Dès le début des années 1980, les auteurs posaient le problème du politique par le bas en Afrique. Ils soulignaient le rôle des "petits", des "sans importance", des "en bas du bas" dans l''invention de formes originales de l''Etat, alors même que prévalaient au sud du Sahara des situations autoritaires. Mais ils s''interdisaient aussi de postuler l''existence d''une "culture populaire", en reprenant à leur compte les critiques formulées à l''encontre de cette notion. Ils proposaient pour leur part une problématique de l''énonciation du politique, seule à même de restituer l''historicité du politique dans sa complexité et son ambivalence. Leurs analyses ont marqué le renouvellement des études africaines et ont reçu une large audience bien au-delà de ces dernières. Réunies en 1992 dans un volume qui fit date mais qui était épuisé depuis plusieurs années, elles sont aujourd''hui reprises, alors que de nombreux travaux redécouvrent la portée de l''approche du "politique par le bas" et la mettent en perspective avec les subaltern studies indiennes, l''Alltagsgeschichte allemande, la microstoria italienne ou l''historiographie marxiste anglaise. Dans cette nouvelle édition augmentée, une préface inédite montre en quoi elle demeure utile de pour comprendre le monde contemporain en dehors des facilités de pensée. A condition de voir qu''elle n''a jamais prétendu être une "école", mais un simple état d''esprit, une forme d''hétérodoxie par rapport aux courants établis des sciences sociales, une expression de cynisme heuristique vis-à-vis des croyances et des convenances académiques ou politiques. Jean-François Bayart est directeur de recherche au CNRS (Science Po/ CERI, Paris). Achille Mbembe est directeur de recherche au Witwatersrand, Johannesburg). Comi Toulabor est directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (CEAN/Institut d''études politiques de Bordeaux)
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Dès le début des années 1980, les auteurs posaient le problème du politique par le bas en Afrique. Ils soulignaient le rôle des "petits", des "sans importance", des "en bas du bas" dans l''invention de formes originales de l''Etat, alors même que prévalaient au sud du Sahara des situations autoritaires. Mais ils s''interdisaient aussi de postuler l''existence d''une "culture populaire", en reprenant à leur compte les critiques formulées à l''encontre de cette notion. Ils proposaient pour leur part une problématique de l''énonciation du politique, seule à même de restituer l''historicité du politique dans sa complexité et son ambivalence. Leurs analyses ont marqué le renouvellement des études africaines et ont reçu une large audience bien au-delà de ces dernières. Réunies en 1992 dans un volume qui fit date mais qui était épuisé depuis plusieurs années, elles sont aujourd''hui reprises, alors que de nombreux travaux redécouvrent la portée de l''approche du "politique par le bas" et la mettent en perspective avec les subaltern studies indiennes, l''Alltagsgeschichte allemande, la microstoria italienne ou l''historiographie marxiste anglaise. Dans cette nouvelle édition augmentée, une préface inédite montre en quoi elle demeure utile de pour comprendre le monde contemporain en dehors des facilités de pensée. A condition de voir qu''elle n''a jamais prétendu être une "école", mais un simple état d''esprit, une forme d''hétérodoxie par rapport aux courants établis des sciences sociales, une expression de cynisme heuristique vis-à-vis des croyances et des convenances académiques ou politiques. Jean-François Bayart est directeur de recherche au CNRS (Science Po/ CERI, Paris). Achille Mbembe est directeur de recherche au Witwatersrand, Johannesburg). Comi Toulabor est directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (CEAN/Institut d''études politiques de Bordeaux)