Dominique Briquel – författare
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Skickas
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Le livre IX des Histoires de Tite-Live s''ouvre sur le désastre retentissant qu''infligent les Samnites aux Romains en ce dernier tiers du IVe siècle avant notre ère : aux Fourches Caudines, les légions romaines sont obligées de passer sous le joug, à commencer, déshonneur suprême, par les consuls, à demi-nus ou presque (primi consules prope seminudi sub iugum missi). Mais Rome n''aurait pas été Rome si la situation n''avait pas été rétablie, et l''humiliation bientôt effacée : même Alexandre le Grand, qui vivait à cette époque, n''aurait pas vaincu le peuple romain s''il était venu en Italie au lieu d''aller conquérir l''Orient et ses nations voluptueuses...Ce livre IX voit aussi la geste de grands personnages comme Papirius Cursor et Appius Claudius, le censeur qui construisit le premier aqueduc et traça la voie appienne, la « reine des longues routes » (Stace). Ce sont ces généraux et ces politiques hauts en couleurs que les auteurs de l''ouvrage viennent nous présenter, en s''appuyant sur le texte livien dont on ne néglige aucun aspect, depuis son établissement jusqu''à son style.
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Les Étrusques et le christianisme : les deux mondes sembleraient de prime abord n''avoir rien de commun. Pourtant, la doctrine étrusque offrait des vues sur l''au-delà, affirmait se fonder sur la révélation de prophètes et était consignée dans des livres sacrés, traits qui ont repris de l''importance face à la montée du christianisme.Cet ouvrage étudie la rencontre entre ces deux univers religieux et montre que la vieille religion étrusque a offert aux Romains païens une alternative par rapport au christianisme, ce qui explique son paradoxal regain de vitalité dans les derniers siècles de l''Empire romain.
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On a longtemps considéré que le monde romain a disparu avec la déposition du dernier empereur d’Occident, Romulus Augustule, en 476. Pourtant, l’Empire s’est maintenu en Orient, avec Constantinople, la nouvelle Rome fondée par Constantin sur les bords du Bosphore : celle-ci a continué à se réclamer de l’héritage romain, au point qu’elle a conservé le souvenir de celui qui avait fondé la ville aux sept collines, Romulus. Cependant, la vision que les Byzantins se sont faite du premier roi de Rome, telle qu’elle a été mise en forme par Jean Malalas, à l’époque de Justinien, puis reprise par toute une série d’auteurs, y compris en langue syriaque, jusqu’au XIIIe siècle, n’a guère retenu l’attention des commentateurs, tant elle leur a semblé aberrante, pleine d’erreurs et d’anachronismes par rapport à la version classique, transmise par Tite-Live, Denys d’Halicarnasse et Plutarque. En fait cette vision traduit une adaptation de la légende du fondateur aux réalités de la nouvelle Rome, ce qui montre qu’elle gardait sa capacité à rendre compte de ce qui restait, en Orient, de l’imperium Romanum.