H. Fugier – författare
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Del 122 - Bibliothèque des Cahiers de Linguistique de Louvain (BCLL)
Les constructions causatives en malgache
Häftad, Franska, 2009
361 kr
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Comment la langue malgache signifie-t-elle la relation sémantique de «cause»? Une réponse satisfaisante à cette question ne pourra être donnée que par un ensemble de recherches articulées entre elles, portant non seulement sur le lexique et la grammaire, mais surtout sur les organisations textuelles et argumentatives. Le projet qui porte Les constructions causatives en malgache constitue un des éléments de cette enquête. Bien que limité par choix à une étude de structures morpho-syntaxiques, il a été conçu pour jeter quand même quelque lumière sur le sens. Il s'agit en effet de savoir quel sens la langue construit avec les constituants dont elle dispose. Plus particulièrement, il importe de saisir comment le malgache utilise les affixes qu'il reçoit en héritage de ses origines austronésiennes et qu'il partage avec les langues apparentées pour se créer un ensemble diversifié de phrases sémantiquement causatives. À cet effet, plus de 100 énoncés ont été analysés, choisis dans un corpus qui s'étend du classique ancien (avec le Tantara ny Andriana, des années 1870-80) au malgache standard contemporain. Ceci permet d'établir qu'à des énoncés diversifiés par ces affixes - par leur position et leurs effets fonctionnels - correspondent des interprétations distinctes soit de «cause déterminante» (ou rarement finale), soit d'explication justificative, soit d'ingrédience... Cet ouvrage trouve son complément dans les travaux - articles et conférences à Madagascar - que l'auteur a consacrés par ailleurs aux argumentations touchant à la notion de «cause», telles qu'on les trouve développées dans des énoncés complexes.
Del 135 - Bibliothèque des Cahiers de Linguistique de Louvain (BCLL)
Manières de "dire" en malgache
Hoy, hoe, hono en grammaire et en discours
Häftad, Franska, 2014
815 kr
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Que peuvent nous apprendre, sur les manières de “dire” malgaches, des termes d’apparence aussi banale que hoy, hoe ou hono? La plus simple observation grammaticale montre déjà que hoy, compatible avec un Nom-sujet (hoy izy) n’admet pourtant aucun complément d’objet. C’est que hoy ne signifie pas “rapporter par la parole (quelque état de choses ou événement observé)” mais “déclarer, faire déclaration”. Dans la culture politique de la monarchie précoloniale, les “déclarations” du roi reçoivent de ce seul fait valeur de vérité et force contraignante. Aujourd’hui, tout Locuteur renforcera spontanément d’un vigoureux hoy aho! = “dis-je!” l’assertion par laquelle il entend s’engager tout entier.Situé hors-Phrase syntaxique, hoe n’a d’autre rôle que celui de marqueur, accolé à n’importe quel énoncé direct pour signaler qu’“il y a chose dite, c’est là un dit”. Ce qui n’empêche toutefois ce marqueur de se laisser parfois recatégoriser en opérateur de modalité interrogative (hoé? = “cette chose dite est-elle aussi chose vraie?) ou injonctive (hoè! = “c’est là chose qui doit être dite”).Hors syntaxe lui aussi mais non point hors discours, hono manifeste le “dire” d’un Locuteur inexprimé (le Locuteur absent). Référentiellement différent de l’Énonciateur et de surcroît, personnellement inidentifiable, hono “dit-on” trouve son emploi typique dans les genres traditionnels des proverbes et contes.En définitive les trois termes hoy, hoe, hono servent à bien autre chose que représenter par la parole les réalités du monde extra-linguistique. Ils organisent les échanges inter-locutoires et fournissent au Locuteur les instruments pour accomplir divers actes de parole. Que peuvent nous apprendre, sur les manières de “dire” malgaches, des termes d’apparence aussi banale que hoy, hoe ou hono? La plus simple observation grammaticale montre déjà que hoy, compatible avec un Nom-sujet (hoy izy) n’admet pourtant aucun complément d’objet. C’est que hoy ne signifie pas “rapporter par la parole (quelque état de choses ou événement observé)” mais “déclarer, faire déclaration”. Dans la culture politique de la monarchie précoloniale, les “déclarations” du roi reçoivent de ce seul fait valeur de vérité et force contraignante. Aujourd’hui, tout Locuteur renforcera spontanément d’un vigoureux hoy aho! = “dis-je!” l’assertion par laquelle il entend s’engager tout entier. Situé hors-Phrase syntaxique, hoe n’a d’autre rôle que celui de marqueur, accolé à n’importe quel énoncé direct pour signaler qu’“il y a chose dite, c’est là un dit”. Ce qui n’empêche toutefois ce marqueur de se laisser parfois recatégoriser en opérateur de modalité interrogative (hoé? = “cette chose dite est-elle aussi chose vraie?) ou injonctive (hoè! = “c’est là chose qui doit être dite”). Hors syntaxe lui aussi mais non point hors discours, hono manifeste le “dire” d’un Locuteur inexprimé (le Locuteur absent). Référentiellement différent de l’Énonciateur et de surcroît, personnellement inidentifiable, hono “dit-on” trouve son emploi typique dans les genres traditionnels des proverbes et contes. En définitive les trois termes hoy, hoe, hono servent à bien autre chose que représenter par la parole les réalités du monde extra-linguistique. Ils organisent les échanges inter-locutoires et fournissent au Locuteur les instruments pour accomplir divers actes de parole.
Häftad, Franska
507 kr
Tillfälligt slut