Jasna Samic – författare
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Dans leur modeste appartement parisien convoité par les promoteurs, Lena voit Aliocha se saouler chaque soir avec un vin médiocre et compulser obsessionnellement ses documents familiaux. Ce naguère brillant informaticien, un des hommes les plus élégants de Sarajevo, est miné par son éternelle interrogation : son père, qu’il n’a pas connu, a-t-il fait rouler les convois de la mort avant de disparaître en 1945?? À travers trois journaux intimes des ascendantes d’Aliocha, celui de sa Babouchka Liza – une Russe qui a connu Tolstoï et fui le bolchevisme jusqu’en Bosnie –, celui de sa mère Irina et celui de son Omama Grete – émigrée de Vienne à Sarajevo –, Lena raconte la saga familiale de son premier ex-mari, demeuré amant puis réépousé pour le faire échapper à la guerre des années 90… Entrecroisement d’errances mêlées à la sienne propre d’amoureuse de l’art – Sarajevo, Istanbul, Londres, New York et surtout Paris –, poussée par une farouche soif d’indépendance, en quête permanente d’authenticité, affrontant contre vents et marées les apparatchiks ubuesques, les mâles retors, les imposteurs littéraires, les snobs parisiens, les intégristes islamistes enfin. Jasna Samic partage sa vie entre Paris et Sarajevo. Spécialiste des langues, littératures et civilisations orientales, elle a enseigné aux universités de Sarajevo et de Strasbourg, a été directeur de recherche associée au CNRS, a collaboré avec Radio France Internationale et France culture. Traductrice de nombreuses langues, elle a mis en scène des pièces de théâtre à Paris et à Sarajevo, et réalisé des films documentaires. Elle écrit en français et en bosnien?; ses ouvrages – textes sur le soufisme, essais, romans, nouvelles, poésie et théâtre – ont obtenu plusieurs distinctions internationales. Les contrées des âmes errantes est son troisième roman publié aux éditions M.E.O. Le premier, Portrait de Balthazar, a obtenu le prix Gauchez-Philippot. Son engagement pour la laïcité dans son pays natal lui vaut d’être menaces quotidiennement par les islamistes.
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Dans leur modeste appartement parisien convoité par les promoteurs, Lena voit Aliocha se saouler chaque soir avec un vin médiocre et compulser obsessionnellement ses documents familiaux. Ce naguère brillant informaticien, un des hommes les plus élégants de Sarajevo, est miné par son éternelle interrogation : son père, qu’il n’a pas connu, a-t-il fait rouler les convois de la mort avant de disparaître en 1945?? À travers trois journaux intimes des ascendantes d’Aliocha, celui de sa Babouchka Liza – une Russe qui a connu Tolstoï et fui le bolchevisme jusqu’en Bosnie –, celui de sa mère Irina et celui de son Omama Grete – émigrée de Vienne à Sarajevo –, Lena raconte la saga familiale de son premier ex-mari, demeuré amant puis réépousé pour le faire échapper à la guerre des années 90… Entrecroisement d’errances mêlées à la sienne propre d’amoureuse de l’art – Sarajevo, Istanbul, Londres, New York et surtout Paris –, poussée par une farouche soif d’indépendance, en quête permanente d’authenticité, affrontant contre vents et marées les apparatchiks ubuesques, les mâles retors, les imposteurs littéraires, les snobs parisiens, les intégristes islamistes enfin. Jasna Samic partage sa vie entre Paris et Sarajevo. Spécialiste des langues, littératures et civilisations orientales, elle a enseigné aux universités de Sarajevo et de Strasbourg, a été directeur de recherche associée au CNRS, a collaboré avec Radio France Internationale et France culture. Traductrice de nombreuses langues, elle a mis en scène des pièces de théâtre à Paris et à Sarajevo, et réalisé des films documentaires. Elle écrit en français et en bosnien?; ses ouvrages – textes sur le soufisme, essais, romans, nouvelles, poésie et théâtre – ont obtenu plusieurs distinctions internationales. Les contrées des âmes errantes est son troisième roman publié aux éditions M.E.O. Le premier, Portrait de Balthazar, a obtenu le prix Gauchez-Philippot. Son engagement pour la laïcité dans son pays natal lui vaut d’être menaces quotidiennement par les islamistes.
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Roman conçu comme une composition musicale en trois mouvements. 1. Chambre avec vue sur l’océan, Presto ma non troppo. Mira, violoniste bosnienne, est surprise en France par l’éclatement de la guerre dans son pays. Tandis que ses concitoyens réfugiés tirent habilement profit de l’engouement pour leur cause, elle, peu douée pour la manipulation, survit plutôt mal que bien. 2. Demeure de Satan, andante sostenuto. Depuis la vie difficile de sa grand-mère Emina, fille de bey et de kadi, jusqu’à sa carrière de musicienne, la saga familiale et les amours de Mira. 3. À l’ombre de la porte de l’Enfer, rondo, agitato. Après la guerre, Mira revient à Sarajevo où on la rejette, les «?démocrates?» parce qu’elle serait une islamiste, les islamistes parce qu’elle est musicienne, boit du vin et affiche une farouche indépendance, et tous les autres parce qu’elle n’a pas souffert avec eux. – Ce roman complète la quadrilogie de Jasna Samic, où elle puise dans son histoire personnelle pour narrer le contexte et les séquelles de la guerre en Bosnie. Après Portrait de Balthazar (prix Gauchez-Philippot), Le givre et la cendre et Les contrées des âmes errantes, tous trois écrits en français, Chambre avec vue sur l’océan, rédigé en «?serbo-croate?», est présenté en traduction. – Jasna Samic partage sa vie entre Paris et Sarajevo. Islamologue, spécialiste des langues, littératures et civilisations orientales, elle écrit en français et en bosnien. Ses nombreux ouvrages (romans, poésie, théâtre, essais, textes scientifiques) ont obtenu plusieurs distinctions internationales.
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Roman conçu comme une composition musicale en trois mouvements. 1. Chambre avec vue sur l’océan, Presto ma non troppo. Mira, violoniste bosnienne, est surprise en France par l’éclatement de la guerre dans son pays. Tandis que ses concitoyens réfugiés tirent habilement profit de l’engouement pour leur cause, elle, peu douée pour la manipulation, survit plutôt mal que bien. 2. Demeure de Satan, andante sostenuto. Depuis la vie difficile de sa grand-mère Emina, fille de bey et de kadi, jusqu’à sa carrière de musicienne, la saga familiale et les amours de Mira. 3. À l’ombre de la porte de l’Enfer, rondo, agitato. Après la guerre, Mira revient à Sarajevo où on la rejette, les «?démocrates?» parce qu’elle serait une islamiste, les islamistes parce qu’elle est musicienne, boit du vin et affiche une farouche indépendance, et tous les autres parce qu’elle n’a pas souffert avec eux. – Ce roman complète la quadrilogie de Jasna Samic, où elle puise dans son histoire personnelle pour narrer le contexte et les séquelles de la guerre en Bosnie. Après Portrait de Balthazar (prix Gauchez-Philippot), Le givre et la cendre et Les contrées des âmes errantes, tous trois écrits en français, Chambre avec vue sur l’océan, rédigé en «?serbo-croate?», est présenté en traduction. – Jasna Samic partage sa vie entre Paris et Sarajevo. Islamologue, spécialiste des langues, littératures et civilisations orientales, elle écrit en français et en bosnien. Ses nombreux ouvrages (romans, poésie, théâtre, essais, textes scientifiques) ont obtenu plusieurs distinctions internationales.
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Kate, journaliste anglaise, rencontre à Dieppe Michel, qui lui raconte la vie extravagante de ses ascendants, Russes blancs installés rue Lacretelle, dans le 15e arrondissement de Paris. On y rencontreun cheikh soufi, un médecin de la famille impériale, un avocat et un amiral que l’exil pousse au désespoir, une femme qui adore Mussolini et qui plus tard assassinera son amant suborneur, une autre éprise des beaux officiers nazis qui doivent débarrasser la Russie des « monstres rouges », quelques chauffeurs de taxi, des princesses et autres comtesses… Pour oublier la Révolution d’Octobre et la nostalgie de leur patrie bien-aimée, ces déracinés se retrouvent chaque samedi pour un Cirque costumé où ils chantent, dansent, boivent, et, quelquefois, se suicident.
Michel et Kate rendent souvent visite à Aram, peintre ayant pu quitter l’URSS parce que juif. Ils y fréquentent d’autres Russes fraîchement installés dans la région, des oligarques de passage malgré l’embargo, une «?ex-fonctionnaire?» du KGB, un chanteur d’opéra au chômage, l’une ou l’autre snob parisienne, et y dégoisent à propos de Poutine, de l’Ukraine, des Français, sans oublier MeToo, le prêt-à-penser à la mode. Pour couronner le tout, on évoque deux fameuses cantatrices et quelques douzaines d’amants homosexuels, dont un prêtre.Kate se passionne pour ces allers-retours entre présent et passé qui permettent de comparer les regards sur l’histoire au sein d’une diaspora russe issue d’émigrations différentes.
Comme toujours, Jasna Samic mélange allègrement des personnages de pure fiction et d’autres tout à fait réels (on peut encore trouver sur le web des articles de presse sur cet assassinat qui a défrayé la chronique parisienne, commis par une princesse russe qui était réellement la mère du narrateur).Jasna Samic, née à Sarajevo, partage sa vie entre Paris et sa ville natale. Islamologue, spécialiste des langues, littératures et civilisations orientales, elle écrit en français et en bosnien. Ses ouvrages ont obtenu plusieurs distinctions internationales, dont, en Belgique, le prix Gauchez-Philippot pour son roman Portrait de Balthazar (M.E.O.), le prix du public du Salon du livre des Balkans, le prix chinois Zheng Nian Cup… Elle est titulaire du prix Naji Naaman pour l’ensemble de son œuvre.
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Kate, journaliste anglaise, rencontre à Dieppe Michel, qui lui raconte la vie extravagante de ses ascendants, Russes blancs installés rue Lacretelle, dans le 15e arrondissement de Paris. On y rencontreun cheikh soufi, un médecin de la famille impériale, un avocat et un amiral que l’exil pousse au désespoir, une femme qui adore Mussolini et qui plus tard assassinera son amant suborneur, une autre éprise des beaux officiers nazis qui doivent débarrasser la Russie des « monstres rouges », quelques chauffeurs de taxi, des princesses et autres comtesses… Pour oublier la Révolution d’Octobre et la nostalgie de leur patrie bien-aimée, ces déracinés se retrouvent chaque samedi pour un Cirque costumé où ils chantent, dansent, boivent, et, quelquefois, se suicident.
Michel et Kate rendent souvent visite à Aram, peintre ayant pu quitter l’URSS parce que juif. Ils y fréquentent d’autres Russes fraîchement installés dans la région, des oligarques de passage malgré l’embargo, une «?ex-fonctionnaire?» du KGB, un chanteur d’opéra au chômage, l’une ou l’autre snob parisienne, et y dégoisent à propos de Poutine, de l’Ukraine, des Français, sans oublier MeToo, le prêt-à-penser à la mode. Pour couronner le tout, on évoque deux fameuses cantatrices et quelques douzaines d’amants homosexuels, dont un prêtre.Kate se passionne pour ces allers-retours entre présent et passé qui permettent de comparer les regards sur l’histoire au sein d’une diaspora russe issue d’émigrations différentes.
Comme toujours, Jasna Samic mélange allègrement des personnages de pure fiction et d’autres tout à fait réels (on peut encore trouver sur le web des articles de presse sur cet assassinat qui a défrayé la chronique parisienne, commis par une princesse russe qui était réellement la mère du narrateur).Jasna Samic, née à Sarajevo, partage sa vie entre Paris et sa ville natale. Islamologue, spécialiste des langues, littératures et civilisations orientales, elle écrit en français et en bosnien. Ses ouvrages ont obtenu plusieurs distinctions internationales, dont, en Belgique, le prix Gauchez-Philippot pour son roman Portrait de Balthazar (M.E.O.), le prix du public du Salon du livre des Balkans, le prix chinois Zheng Nian Cup… Elle est titulaire du prix Naji Naaman pour l’ensemble de son œuvre.
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Dans le Sarajevo déboussolé d’après-siège, un avocat s’occupe d’une peintre locale expatriée à Paris durant la guerre, qui voudrait à la fois récupérer son appartement et publier des souvenirs qu’une soif inextinguible de liberté a rendus sulfureux. Celle-ci, de retour dans sa ville, tombe passionnément amoureuse d’un “Jeune homme” qui lui rappelle le “Portrait de Baldassare Castiglione” de Raphaël, un tableau qui l’a fascinée toute sa vie. Dans sa ville natale qu’elle ne reconnaît plus, “où les habitants ne se différencient plus qu’entre mafieux et non mafieux”, elle découvre à travers cette liaison tourmentée la montée du fanatisme religieux, tout en prenant conscience de la vie oisive que mène une certaine classe mondaine dans sa cité d’adoption. Tandis que l’on commémore le vingtième anniversaire du siège de Sarajevo et que se déroulent à La Haye les procès de Ratko Mladic et de Radovan Karadžic, qu’est devenue la ville qui a subi durant près de quatre ans « un siège moyenâgeux mené avec les armes contemporaines » ? Il est surprenant de constater que les écrivains de Bosnie-Herzégovine, du moins ceux qui sont présentés aux lecteurs francophones, s’évadent le plus souvent dans le passé fascinant de la ville ou les souvenirs de guerre. Il y a pourtant tellement à dire sur les mutations des mentalités dans la cité où ont si longtemps coexisté en syncrétisme trois religions et trois nationalités, sur les collusions politico-mafieuses et la corruption rampante, sur le chômage dramatique et la stagnation économique, sur l’inefficacité d’un monde politique dominé par des nationalismes antagonistes, sur les tentatives de mainmise de quelques fanatiques religieux, notamment wahabites, sur un islam jusqu’ici moderne et ouvert, mais aussi l’espoir d’un renouveau touristique et l’efflorescence artistique… C’est pourquoi « Portrait de Balthazar », outre ses qualités littéraires, est un ouvrage essentiel.
215 kr
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Dans le Sarajevo déboussolé d’après-siège, un avocat s’occupe d’une peintre locale expatriée à Paris durant la guerre, qui voudrait à la fois récupérer son appartement et publier des souvenirs qu’une soif inextinguible de liberté a rendus sulfureux. Celle-ci, de retour dans sa ville, tombe passionnément amoureuse d’un “Jeune homme” qui lui rappelle le “Portrait de Baldassare Castiglione” de Raphaël, un tableau qui l’a fascinée toute sa vie. Dans sa ville natale qu’elle ne reconnaît plus, “où les habitants ne se différencient plus qu’entre mafieux et non mafieux”, elle découvre à travers cette liaison tourmentée la montée du fanatisme religieux, tout en prenant conscience de la vie oisive que mène une certaine classe mondaine dans sa cité d’adoption. Tandis que l’on commémore le vingtième anniversaire du siège de Sarajevo et que se déroulent à La Haye les procès de Ratko Mladic et de Radovan Karadžic, qu’est devenue la ville qui a subi durant près de quatre ans « un siège moyenâgeux mené avec les armes contemporaines » ? Il est surprenant de constater que les écrivains de Bosnie-Herzégovine, du moins ceux qui sont présentés aux lecteurs francophones, s’évadent le plus souvent dans le passé fascinant de la ville ou les souvenirs de guerre. Il y a pourtant tellement à dire sur les mutations des mentalités dans la cité où ont si longtemps coexisté en syncrétisme trois religions et trois nationalités, sur les collusions politico-mafieuses et la corruption rampante, sur le chômage dramatique et la stagnation économique, sur l’inefficacité d’un monde politique dominé par des nationalismes antagonistes, sur les tentatives de mainmise de quelques fanatiques religieux, notamment wahabites, sur un islam jusqu’ici moderne et ouvert, mais aussi l’espoir d’un renouveau touristique et l’efflorescence artistique… C’est pourquoi « Portrait de Balthazar », outre ses qualités littéraires, est un ouvrage essentiel.