Jean-Pierre Cléro – författare
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Reflections on Medical Ethics
A Search for Categories of Medical Ethics
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This book questions the notions of person, personality, dignity, and other connected notions such as (informed) consent, and discusses new perspectives on categories that allow ethical debates in medicine to overcome morals and ordinary religious schemes. The book states that one has to be careful when thinking about situations in terms of notions and principles that have been obtained in similar situations. Though this book is mostly philosophical, it is also of great practical interest to healthcare givers. It warns caregivers not to rely too much on notions such as person, autonomy, and consent, which are supposedly firm but can be proven to be unreliable in spite of appearances. Furthermore, this work warns against a narrow anthropologisation of ethics which would make technophobian positions unavoidable. On the contrary, this book is open to robotics and offers – among other things - a sustained exploration of the notion of intimacy.
Reflections on Medical Ethics
A Search for Categories of Medical Ethics
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Rethinking Medical Ethics
Concepts and Principles
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Dans L’Antéchrist, Nietzsche dit des Sceptiques, de quelques-uns d’entre eux du moins, qu’ils sont « le seul type convenable dans toute l’histoire de la philosophie » ; et il ajoute, dans la même œuvre, que « la force et la liberté issues de la vigueur et de la plénitude de l’esprit, se prouvent par le scepticisme ». On aurait pu craindre que l’influence des mathématiques sur la philosophie n’inclinât celle-ci vers le dogmatisme, comme une opinion courante en histoire de la philosophie nous pousse à le penser. Kant n’a-t-il pas dit que le cheminement de la philosophie était inverse de celui de la mathématique et que l’on faisait un mauvais travail en l’une comme en l’autre quand l’une imitait l’autre, et surtout quand la philosophie, croyant devenir plus forte en imitant le sérieux et la rigueur des mathématiques, ne parvenait qu’à être dogmatique ? Le présent livre est destiné à montrer non seulement qu’il faut nuancer ce jugement, mais que c’est tout le contraire qui est vrai : le philosophe peut certes faire une lecture sceptique des mathématiques et leur apporter le scepticisme comme de l’extérieur, mais il peut aussi s’instruire des mathématiques pour en tirer de singulières leçons de scepticisme, de liberté d’esprit, d’inversion de ce qui est ordinairement tenu pour vrai. Les auteurs qui ont participé à ce collectif ont tenté d’ouvrir ici un champ, en apprenant à ne plus fustiger ce dont nous recueillons des leçons de scepticisme et à ne plus tenir ce qui pouvait être réduit au scepticisme comme dérisoire, ridicule ou contenant quelque irrémédiable faute.
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Le présent essai part du constat que, avant d’être théorisée dans ses divers aspects et ses applications variées, la fiction a joué des rôles importants dans les sciences, les philosophies et les pratiques classiques. C’est à la fin du XVIIIe siècle que l’on cherche non plus seulement à utiliser, mais à comprendre son fonctionnement dans tous les secteurs où l’intelligence théorique et pratique est requise. À partir du XIXe siècle, on tient, avec la fiction, une notion dont la valeur de transfert, de transfusion, de transformation, de transvaluation, est générale et très forte : la position de servante et d’intermédiaire qu’on lui connaissait s’est renversée en position de maîtrise. L’auteur de cet Essai sur les fictions s’efforce de faire une pesée de la valeur heuristique et épistémologique de la fiction en divers domaines. Beaucoup plus indépendante du kantisme que ne l’avait été en son temps la recherche de H. Vaihinger, la présente enquête sillonne des terres que l’on a coutume de désigner par les mêmes mots de théorie, de morale, d’éthique, de droit, de politique, d’esthétique, avec les instruments nouveaux que les chercheurs ont pu forger depuis que la théorie des fictions a acquis quelque autonomie. Peut-être vaut-il mieux, en philosophie, des incertitudes de position que des rentes de situation.
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Les discours de la sympathie. Enjeux philosophiques et migrations conceptuelles s’inscrit dans le sillage de Discours de la sympathie. Enquête sur une notion de l’âge classique à la modernité, initialement paru sous la direction de Thierry Belleguic, Éric Van der Schueren et Sabrina Vervacke aux Presses de l’Université Laval (2007) et dont une version révisée paraît dans la présente collection. Le premier volume, largement consacré aux corpus littéraires et philosophiques des XVIIe et XVIIIe siècles, laissait dans l’ombre, à dessein, tout un ensemble de questions. C’est à ces questions que le second volume propose d’apporter des linéaments de réponses : ils partent de ce que les Grecs ont élaboré de la notion (Platon, Aristote, les Stoïciens, les Épicuriens), cheminent à travers le Moyen Âge et la Renaissance (G. Bruno), abordent des auteurs de la période classique que le précédent volume n’avait pas traités (Descartes, Spinoza, Leibniz) ou revisitent des corpus que celui-ci n’avait que partiellement explorés (Hume, Rousseau). Par delà le XVIIIe siècle, ces linéaments interrogent ce que les auteurs, ceux-là plus philosophes que littéraires, ont retenu, retranché, modifié de la notion aux XIXe (Bentham, Ribot, Guyau) et XXe siècles (Bergson, Husserl, Lipps, Scheler), jusqu’à nos jours. Ce supplément n’exclut pas des développements futurs. Il les inciterait plutôt.
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Centrée sur la trajectoire universitaire et philosophique de Jean-Pierre Cléro, cette série d’entretiens menée par Patrice Vibert (qui fut son étudiant) revient sur une vie essentiellement occupée par l’enseignement et la recherche entre les années 1970 et 2020. Dans ces pages, les auteurs mettent en relief, sur un certain nombre de notions, les méandres d’un parcours philosophique susceptibles d’éclairer les étudiants qui se destinent aujourd’hui à une recherche comparable, mais dans des circonstances très différentes. Si l’étude des passions, puis le passage de celle-ci à la logique des fictions, constituent le fil conducteur de l’ensemble, le chemin qu’il suit à travers les probabilités, la psychanalyse, la perception, la théorie des jeux et l’éthique médicale est plus labyrinthique qu’il n’y paraît.
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Celui ou celle qui s’intéresse à la musique autrement que pour en recevoir quelque plaisir intermittent et qui, par ailleurs, fait de la philosophie l’essentiel de ses occupations, ne peut manquer d’être surpris par le petit nombre de philosophes contemporains qui se sont intéressés à la musique. Cet « oubli » n’a pas toujours existé : à certaines époques, les philosophes polémiquaient pour ou contre la musique de Rameau, en attachant à cette controverse une portée philosophique majeure. Ils prenaient parti en faveur ou en défaveur de la musique française à l’avantage de la musique italienne, se prononçaient pour ou contre la musique allemande, ou encore préféraient la musique anglaise à la musique continentale, ou inversement.Nous entendons ici poser quelques jalons en vue de redonner toute sa place tant à l’audition qu’à la musique. En partant des textes de Leibniz, Hume, Kant, Hegel, Schopenhauer, Jankélévitch ou Bachelard, mais aussi, sur un mode mineur, de Diderot, Boulez, Xenakis ou Stockhausen, nous répondrons à la question suivante : la musique est-elle une sorte de langage ?