Jerome Lebre – författare
404 kr
Skickas inom 5-8 vardagar
437 kr
Läs direkt efter köp
L’accélération des transports et de l’information donne le sentiment que tout va trop vite, et de plus en plus vite, jusqu’au temps lui-même. Mais cette impression générale de vitesse absorbe sans vraiment rassembler le mouvement local, la perception de l’espace et du temps, l’expérience de l’écriture ou de la pensée. Elle risque de nous laisser aux prises avec une vitesse unique qui n’est qu’une ombre projetée par un impensé : celui de la valeur profonde de la lenteur, du repos, des racines et de la Terre. Cet essai vise à combattre cet impensé et à insister sur la pluralité des vitesses. Il défend l’idée que toute vitesse se mesure sur le fond incommensurable d’une vitesse infinie, qui n’est de l’ordre de l’expérience que si l’expérience elle-même (donc aussi l’impression de vitesse) n’est pas univoque. Contre l’attente d’une catastrophe généralisée, il entend préserver l’imprévisibilité des événements et la survenue à contretemps de chaque invention.
91 kr
Läs direkt efter köp
438 kr
Läs direkt efter köp
L’Allemagne n’a plus de destin, et tant mieux. C’est ainsi qu’elle est devenue une voisine comme une autre. Mais peut-être est-elle le pays qui a le plus pensé sa destinée et celui qui s’en est le plus écarté. Peut-être est-ce pour cela qu’elle a encore quelque chose à nous dire, qui n’est pas de l’ordre de la rigueur économique. Les textes présentés ici interrogent le romantisme et l’idéalisme allemands, puis se penchent sur la lecture qu’en font les passeurs et les penseurs français, de Blanchot à Nancy, pour brosser une esquisse de ce qui ne peut plus être ni une importation du vrai, ni une œuvre collective, ni un destin commun ; dans la relation avec l’Allemagne se joue plutôt la prise de distance vis-à-vis de l’œuvre, au nom de la singularité et de l’être en commun, ou, même si notre grande voisine en parle peu, de ce qui peut encore se nommer communisme.