Juan Manuel – författare
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Les divers retours à Kant, au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, ont produit des contributions philosophiques majeures non seulement dans le champ de la théorie de la connaissance, mais aussi de la métaphysique, de la psychologie, de l’éthique, de la philosophie de la culture et des sciences humaines. Comme on le sait, le sens de ces retours n’était pas celui de conserver ou de simplement revendiquer une supposée doctrine dans une réalité qui n’était plus exactement celle du philosophe de Königsberg. Il était plutôt question de renouveler, dans un monde qui changeait de manière vertigineuse, la puissance de la méthode « transcendantale » et de l’idéalisme.Interroger les origines, l’évolution et les problématiques du néokantisme répond à un double intérêt : comprendre l’histoire de la philosophie du XXe siècle, tant pour ce qui concerne les renouvellements de la logique depuis Frege, Russell et le cercle de Vienne, que pour la naissance et le devenir de la phénoménologie husserlienne et de l’herméneutique heideggérienne ; cette étude a aussi un intérêt systématique, puisqu’il aide à explorer la vigueur d’une méthode et d’une forme de questionnement qui s''avère particulièrement pertinentes aujourd''hui.
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Pour Joaquín Ferrer, tout semble avoir débuté en mai-juin 1968. Pour une première exposition personnelle, en plein Quartier latin, cela paraît le plus mauvais moment qu’on puisse imaginer ; mais les gaz lacrymogènes n’aveuglaient pas tous les yeux. Des observateurs perspicaces aussi différents qu’Alain Bosquet et Catherine Millet ont aussitôt attiré l’attention sur un artiste qui avait enthousiasmé Max Ernst. Dès lors, le mot circulait parmi les curieux de nouveauté : « Avez-vous vu ce peintre cubain exposé au Point cardinal ? » C’était un abstrait, assurément, mais sans violence gestuelle, sans giclements de peinture ni sècheresse mathématique et pour l’heure doué d’une pondération capable de conjuguer la géométrie et les formes organiques. Quelques mois plus tard, Bruxelles et Genève commençaient à exposer Ferrer et tout aurait pu s’enchaîner commodément pour un artiste au style reconnaissable et reconnu.En réalité, rien n’a été aussi simple et c’est un des objectifs de la rétrospective à la Maison de l’Amérique latine (25 mai-29 juillet 2017) de montrer un développement chronologique plus complexe et richement diversifié.