Karin Becker – författare
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Gibt es einen Rückstand der deutschsprachigen gegenüber der US-amerikanischen Marketingwissenschaft?
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Météores quotidiens et peu spectaculaires, la brume et le brouillard exercent néanmoins une fascination toute particulière sur les écrivains et les artistes. Romans et poésies, tableaux et films cherchent à évoquer leur influence sur l’homme, sur son comportement, sur son bien-être physique et sur son état d’âme.Souvent, brumes et brouillards constituent un obstacle, un danger, un piège à cause de la perte des repères qui leur est attachée. Facteurs de périls multiples, ils paraissent comme « trompeurs » ou « traîtres », car ils dissimulent le monde. Mais ils peuvent aussi être un cocon protecteur, qui évoque la douceur, le silence, le repos et l’harmonie.Ces météores bien ambivalents, au caractère informe et diffus, fondent donc une esthétique de l’indistinction, voire une crise de la représentation. Dans le cas de l’écriture, ils interrogent les possibilités descriptives, la cohérence textuelle et le pouvoir évocatoire des mots ; au cinéma et en peinture, ils amènent le spectateur à se confronter à l’opacité du visible.
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Avant-propos de Michel Zink Depuis quelques années, le travail sur le savoir météorologique des différentes époques a fait de considérables progrès. Les historiens des diverses disciplines engagées ont de plus en plus tendance à comprendre la météorologie non plus seulement comme une discipline scientifique, mais aussi comme discours sur les « choses de l''air ». Ce constat vaut particulièrement pour l''histoire littéraire : le temps est donc venu de tenter un premier bilan et de rassembler des études qui présentent un parcours diachronique pour mieux mesurer les continuités et les ruptures dans l''adaptation littéraire du discours météorologique. Le présent ouvrage entend saisir la nature du rapport que les textes littéraires entretiennent avec une littérature érudite, dans laquelle les écrivains puisent leurs idées et leur vocabulaire, pour évoquer des éléments atmosphériques mystérieux et pour fixer par l''écrit une nature « aérienne » en perpétuel « changement » (comme l''indique l''étymologie de meteoros). Il démontre ainsi que loin d''imiter fidèlement ces modèles, les auteurs procèdent à une poétisation de ce discours dans leurs romans, épopées et poèmes, mais aussi dans leurs traités, lettres et mémoires... Car le temps qu''il fait est un « phénomène total » qui transcende la frontière des genres et des disciplines.