Vincent Geronimi – författare
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PDF, Franska, 2016357 kr
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La question du temps se pose dans de nombreux débats contemporains : multiplication des crises liées à l’accélération du temps, contradictions entre des décisions de court terme pour répondre à des enjeux de long terme, impuissance des politiques publiques face à l’incertitude… Pour les éclairer, le présent ouvrage propose de croiser les points de vue en économie, géographie, histoire, sociologie, linguistique, afin de prendre en compte la pluralité des temporalités et les défis de leur mesure.L’idée de temporalités plurielles est devenue rapidement consensuelle en sciences sociales. Les temps de l’homme sont divers et ne sont pas ceux de la nature. Le changement climatique interpelle la capacité des politiques à s’en saisir. Les horizons temporels des précaires sont différents de ceux des règles et institutions.Pour aborder ces questions, la première originalité de cet ouvrage réside dans la place particulière accordée à l’économie et au dialogue qu’elle instaure avec les autres sciences sociales – notamment ici, la sociologie. Une deuxième originalité est la mise en avant du rôle des institutions et des politiques dans la synchronisation des temporalités de la vie sociale. Représentants élus, tiers secteur, hauts fonctionnaires, médias, intervenants de terrain… tous contribuent à la définition et l’application des politiques publiques en ayant aussi, des rapports pluriels au temps. Une troisième originalité de l’ouvrage découle de la volonté de relever le défi de la mesure.Une de ses conclusions importantes est qu’il est possible de prendre au sérieux la pluralité des temporalités dans les sciences sociales, tout en relevant le défi et les exigences, à la fois épistémologiques et méthodologiques, d’avoir des objets d’études « mesurables ».
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PDF, Franska, 2016438 kr
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La Nouvelle-Calédonie s’apprête à prendre un virage institutionnel et politique dans un monde qui a radicalement changé depuis les premières luttes pour la décolonisation. Vingt-huit ans après les accords de Matignon-Oudinot, alors que se profile une nouvelle date clé pour son avenir institutionnel et politique avec la sortie programmée de l’accord de Nouméa, où en est la Nouvelle-Calédonie ? Son modèle économique a-t-il fondamentalement changé ? Sa trajectoire de développement estelle soutenable ? Alors que le pays est engagé dans un processus de décolonisation négocié, quels sont ses atouts et ses options stratégiques pour affronter la mondialisation et ses nouvelles formes ?Le pays est en effet de plus en plus intégré à des marchés mondiaux libéralisés et dérégulés ; l’urbanisation se confirme mais elle prend des formes et a des impacts qui déjouent certains pronostics et tendances observées ailleurs ; vingt-cinq années de croissance soutenue ont dopé le marché intérieur ; en lien avec la croissance des mobilités, la place du non-marchand et de la coutume est restée essentielle à son développement humain ; les transferts de compétences de l’État français vers le territoire opérés au cours des vingt dernières années ont transformé les lieux et les acteurs de la décision politique ; l’industrialisation par la métallurgie a changé la donne quant à la répartition de la rente du nickel ; la bipolarisation politique a fait place à davantage de pluralisme... pour ne citer que certaines des évolutions les plus emblématiques.A la veille de la consultation sur le transfert des dernières compétences, quels sont les futurs possibles pour l’économie très politique de la Nouvelle-Calédonie ? Sur quels acquis institutionnels et économiques de la trajectoire récente s’appuyer ? Quels relais de croissance activer et, au-delà et surtout, quel modèle de développement et quel « contrat social » renégocier ?