Jean-Pierre Faye – författare
533 kr
Skickas inom 3-6 vardagar
394 kr
Skickas inom 3-6 vardagar
487 kr
Läs direkt efter köp
L''expérience narrative est ce qui enveloppe chaque moment, ce qui devient événement. Éxpérience et récit sont conjugués dans la même fonction histoire. La question a été posée : est-ce que Ernst Junger, pendant la Guerre mondiale, a entendu le récit lui apprenant la Conférence de Wannsee qui programmait la Solution finale ? Est-ce que cela aurait modifié son « expérience du combat » ? A-t-il eu connaissance du Cours d''hiver 1933-34 où son ami Heidegger exigeait « l''extermination totale » de « l''Asiatique » ? Peut-on approcher cette énigme qui introduit dans l''Histoire une furie des langages, où se raconte d''avance ce qui va survenir comme réel par l''effet de ce transformat ? Dans cet essai, l''auteur analyse les transformations de l''expérience narrative qui s''explorent par fragments signés Nietzsche. Ou dans la forfaiture « totale » de Carl Schmitt. Ou dans le couplage indirect Bataille/Lacan. Ou encore dans la mutation renversée, sous le regard de Sade, qui remonte de la perdition rieuse de Juliette au « sourire perdu » d''Anne Prosper. Ainsi, au « transformat univers » s''ajoute le transformat langage.
422 kr
Läs direkt efter köp
Après ses Langages totalitaires d''il y a un quart de siècle, le voici alerté par les récents appels au meurtre et leur action néfaste sur des innocents devenant criminels. Il rappelle comment de simples mots, de saints mots même, peuvent engendrer le mal, le mal absolu. Le langage meurtrier du vingtième siècle, puisant à plusieurs sources antérieures, a façonné des trames meurtrières, aussi dangereuses que des armes. Et sans lesquelles les armes n''auraient pas parlé. Tissées sur la grille lourde des nappes économiques, elles anticipent déjà sur le règne des média. Rien n ''arrête plus, semble-t-il, la machine abominable. Une fois ourdie sur la chaîne de l''Histoire et des dispositifs d''État. Qu''il s''agisse du roman criminel par quoi est produit le Reich nazi ou d ''autres figures du langage meurtrier. La montée des trames de meurtre, on peut encore l''observer sous des formes différentes. Il s''agit toujours de détruire la parole de l''autre, et d''en arracher l''inscription. La langue de meurtre peut se retourner sur elle-même. Pour devenir, au nom prétendu des victimes, la mise à mort du principe de paix. C''est pourtant lui, au futur, qui pourra les sauver.
617 kr
Läs direkt efter köp
Le paradoxe méconnu de l''histoire, c''est de constituer un espace où le récit de l''action agit sur l''action même. Et en change la face. Dans l''entre-deux-guerres, les « récits idéologiques » de l''extrême droite italienne et allemande racontent l''histoire sur la base de certains termes : le Stato totalitario et le totale Staat. Discours qui s''articulent de façon matérielle, dans les contextes de crise les plus graves pour l''économie mondiale. Les topographies de ces narrations actives dessinent l''esquisse d''une topologie. Elle fait apparaître « les transformations qui opèrent sous le couvert du jargon » (Rauschning). Celles-ci se mettent en mains les formules du pouvoir. Ce qui est en jeu : la mise en acceptabilité du nazisme ou d''autres secousses redoutables dans l''histoire et son « roman criminel ».
338 kr
Läs direkt efter köp
Prix Renaudot 1964.Ce roman a pour personnage principal le mur de Berlin, longtemps surnommé le mur de la honte.
« Sachez qu''il y a maintenant en cette ville-là deux moitiés bien distinctes, l''une d''ombre et l''autre de lumière, et que les avis se partagent sur la question de savoir en laquelle il fait bon vivre. Et c''est la moitié de lumière qui est séparée de tout autre domaine et maintenue là, en suspens sur un vide très sombre : c''est une sorte de regard, qui n''a d''ailleurs rien à voir. Ou un fronton tout lumineux, qui n''est porté par rien et tient en l''air. Ou le front d''un visage qui n''est plus là, ou encore, ce qui est au-dedans du front, ou à l''envers des sourcils, et qui serait coupé de tout le reste, et ne communiquerait plus par le dedans, mais par la surface ou par en haut seulement. Et sachez bien que j''ai vécu là et que si vous en parlez ici devant, vous ne savez pas d''où je viens vraiment, ni de quoi je parle quand je parle tout haut en dormant, mais il est vrai que tu ne m''entends plus parler et rêver, et que je peux rêver tout bas aussi bien, maintenant. »
357 kr
Läs direkt efter köp
Traduction, notes et préface de Maurice Solovine Introduction de Jean-Pierre Faye Illustrations d''Ubac. « Rien ne suffit à qui considère comme peu ce qui est suffisant. » Le nom d''Épicure reste attaché à une doctrine de la jouissance de la vie qui n''a rien à voir avec le grand moraliste, maître de Montaigne, ni avec l''auteur de cette cosmogonie prémonitoire dont la clé était le mouvement des atomes. Aussi était-il normal que ce fut le traducteur d''Einstein, M. Solovine, qui en donnât la transcription française annotée. Cette nouvelle édition, présentée par le philosophe et romancier Jean Pierre Faye, replace Épicure dans les courants philosophiques et scientifiques ou linguistiques qui, de Charles Sorel, contemporain de Descartes, à Niels Bohr et de Lucrèce à Heidegger, doivent peut-être quelque chose au penseur que Karl Marx avait pris comme sujet de sa thèse de doctorat. L''ouvrage est illustré de quarante-cinq compositions spécialement exécutées par le sculpteur Ubac, dont l''oeuvre, après sa mort prématurée, ne cesse de s''affirmer comme l''une des plus originales et des plus authentiques de notre temps.
390 kr
Läs direkt efter köp
Chacun le sait, les mots comme les concepts ont une histoire, forgée au fil des siècles par les changements de sens et les différences d''appréciation et de connotation. Raconter leur histoire particulière, c''est non seulement enrichir cette histoire, mais c''est encore et surtout la modifier, la transformer. D''où le paradoxe, présenté à maintes reprises par Jean-Pierre Faye : d''un côté, l''usage d''un concept exige la connaissance de son histoire et de sa polysémie ; mais, de l''autre côté, son utilisation en modifie le sens et en transforme l''histoire. Car le pouvoir humain de conter a ceci de singulier qu''il agit, certes par le conte, mais également sur le conte. De là, la nécessité de porter une attention aigue aux mots et aux concepts, ainsi qu''à leur histoire, à leur usage et à leurs transformations. Cette nouvelle manière de procéder et de penser permet de définir ce que l''auteur appelle la « philosophie du transformat », nouvelle méthode qui débouche notamment sur un dialogue avec la philosophie de Gilles Deleuze et qui constitue l''un des apports majeurs de la philosophie de Jean-Pierre Faye. Tant et si bien que François Mitterrand considérait ce dernier comme « le plus grand philosophe français de la seconde moitié du vingtième siècle ». Le présent traité, écrit à destination du plus grand nombre, en témoigne : à près de 83 ans, Jean-Pierre Faye propose un retour réflexif sur son oeuvre et expose sa démarche philosophique de façon simple, systématique et synthétique. Dans une certaine mesure, on peut dire que Les voies neuves de la philosophie est la meilleure introduction.
401 kr
Läs direkt efter köp
« C''est aux extrémités des corps que la grâce se révèle. » Telle pourrait être la maxime de La Bataille de Léda, le treizième roman de Jean-Pierre Faye (Prix Renaudot en 1964). Deux amants conçoivent un film véritable poésie de l''acte érotique, conçu comme une bataille. Le sujet en est le corps féminin, lieu des désirs, des fantasmes... et des meurtrissures. À la croisée de l''héritage surréaliste et de celui du collectif « Change », ce roman évoque, comme en songe, les errances des relations virtuelles, la difficulté du lien d''amour, et traite de la souffrance terrible de l''excision.
227 kr
Läs direkt efter köp
La crise de 2008-2009 semble toucher à sa fin. Le retour à la croissance est du moins annoncé, comme si tous les méfaits engendrés par ce marasme économique devaient se résorber avec la remontée de certains indicateurs. Pourtant il n''en est rien. La crise aura fait couler beaucoup d''encre, et tout ce qui se raconte à son propos entre dans ce qui la constitue et contribue à son événement et à son évolution. Par ce constat, Jean-Pierre Faye analyse, au-delà de la crise qui a touché l''économie réelle, celle qui continue de frapper l''économie narrative. Dans ce bref essai, le philosophe ne s''arrête donc pas à l''actualité, qui masque les véritables enjeux de la crise. Par un parallèle établi avec la crise de 1929, il évoque l''avenir que nous nous préparons et auquel, pourtant, nous ne semblons pas préparés.
368 kr
Läs direkt efter köp
Nietzsche, le philosophe briseur d''idoles, reste à découvrir, car il se trouve comme enseveli sous des altérations, des mensonges et des falsifications. En fondant à Weimar, en 1897, le Nietzsche Archiv, sa soeur Elisabeth Förster, veuve de l''auteur de la Pétition antisémite de 1880, a entrepris une démarche publicitaire et politique qui devait être marquée par un point culminant : une visite officielle de Hitler, peu après sa prise du pouvoir en 1933. Elisabeth fabrique, sous le titre La Volonté de puissance, une édition tronquée des inédits de son frère. Truquage redoutable envers un Nietzsche qui rejetait avec véhémence « la folie du Reich », la « canaillerie antisémite », le « balourd bavardage aryen » lui qui, très expressément, se déclarait « l''Anti-antisémite ». Dans l''après-guerre, en 1961, le Nietzsche de Heidegger a semblé amorcer une fausse « réhabilitation » nietzschéenne. C''était oublier que ce livre n''est que la suite des Leçons prononcées durant dix années de Reich hitlérien, de 1936 à 1945, par l''auteur de la Profession de foi en Adolf Hitler de novembre 1933. Ces leçons déploient une longue stratégie du discours, par laquelle ce membre du Parti nazi défend avec âpreté ses positions face à un autre clan plus acharné qui, depuis 1934, l''accuse violemment de représenter le « nihilisme métaphysique ». Formule de dénonciation que Heidegger, curieusement, tout en la questionnant comme « aberrante », va reprendre à ses adversaires pour en faire le tournant de sa « seconde philosophie ». Mais en la retournant à contre-sens, et de façon provocatrice, précisément contre Nietzsche. Pour l''introduire de force dans cette « polémique aveugle ». Détournement plus subtil, certes, que celui d''Élisabeth. Mais qui renazifie indûment Nietzsche, sur une autre échelle du discours. Et qui va diffuser un brouillage durable de la pensée nietzschéenne, dans tout l''après-guerre. Il faut donc retrouver le véritable Nietzsche et son attention virulente aux renversements des perspectives. Celui qui, tel Cézanne, recherche la perspective par la couleur par ses pensées multicolores. Le Nietzsche ironique, témoin passionné du voyage vers l''Europe Une, vers le bon Européen qui sait penser extra-européen. Nietzsche déclare la guerre à la paix armée de l''Europe, à la guerre des nations et des empires. À la guerre du criminel écarlate du jeune Hitler et de ses noirs valets. Au Nietzsche contre Wagner s''ajoute ainsi en finale un Nietzsche contre Hitler. Ce Nietzsche-là s''attribuait la prémonition des deux prochains siècles. Il nous reste un siècle encore pour le penser, après l''avoir trouvé. À l''horizon qui, d''Héraclite à Nietzsche, va laisser voir, renarrer et déchiffrer ce que nous faisons en dormant. Dans le cauchemar de l''Histoire. Mais déchiffrement qui compte les enjeux. En cela que Nietzsche nomme déjà le Grand Danger. La gravité des enjeux est ici à la mesure de l''ironie qui les capte. C''est la tâche que s''est donnée Jean Pierre Faye, l''auteur de Langages totalitaires. Elle suit le fil conducteur que trace la rigueur de la philosophie à l''horizon de l''Histoire.
292 kr
Läs direkt efter köp
Le paradoxe de l''histoire, c''est qu''elle est ce lieu où le récit agit sur l''action et vient en changer la face. Ainsi la narration de l''histoire passe par une histoire des narrations. Le récit idéologique de l''extrême droite italienne et allemande raconte l''histoire sur la base de certains mots, Etat totalitaire, Etat total. Avant-propos : Le cyclotron Göring et les langages de l''Etat total.
368 kr
Läs direkt efter köp
L''auteur, du 2 décembre 2000 au 2 août 2003, a consigné ses réflexions sur des événements historiques (Napoléon, Sophie Scholl (1921-1943)...), des faits d''actualité (l''ex-Yougoslavie, l''entrée de la Pologne dans l''Union européenne) et des moments plus personnels comme ses impressions à la lecture de la poésie d''Eva Diamant. Avec un long poème en prose Les transformants féminins.
357 kr
Läs direkt efter köp
Traduction, notes et préface de Maurice Solovine Introduction de Jean-Pierre Faye Illustrations d''Ubac. « Rien ne suffit à qui considère comme peu ce qui est suffisant. » Le nom d''Épicure reste attaché à une doctrine de la jouissance de la vie qui n''a rien à voir avec le grand moraliste, maître de Montaigne, ni avec l''auteur de cette cosmogonie prémonitoire dont la clé était le mouvement des atomes. Aussi était-il normal que ce fut le traducteur d''Einstein, M. Solovine, qui en donnât la transcription française annotée. Cette nouvelle édition, présentée par le philosophe et romancier Jean Pierre Faye, replace Épicure dans les courants philosophiques et scientifiques ou linguistiques qui, de Charles Sorel, contemporain de Descartes, à Niels Bohr et de Lucrèce à Heidegger, doivent peut-être quelque chose au penseur que Karl Marx avait pris comme sujet de sa thèse de doctorat. L''ouvrage est illustré de quarante-cinq compositions spécialement exécutées par le sculpteur Ubac, dont l''oeuvre, après sa mort prématurée, ne cesse de s''affirmer comme l''une des plus originales et des plus authentiques de notre temps.