Nelson Guilbert – författare
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La première modernité a établi un dialogue entre les diverses formes d’expression que sont la peinture, la sculpture, l’architecture, la poésie, la musique, la danse, voire la mode vestimentaire. Celles-ci constituent autant de membres échangeant dans cette république artistique faisant figure de pendant à la République des lettres. Alors que s’édifient les premières institutions consacrées à l’enseignement des arts, créant une distinction entre les beaux-arts et les corporations d’artisans et apportant une certaine légitimation à l’artiste, la réflexion sur les arts trouve un nouveau souffle dans les théories esthétiques qui se développent à la même époque et qui puisent leur inspiration dans les réflexions sur le rapport entre plaisir et sensations, mettant de l’avant l’expression d’une subjectivité sensible.Andréane Audy-Trottier est professeure associée à l''Université du Québec à Trois-Rivières et membre du Centre interuniversitaire de recherche sur la Première modernité (DIREM 16-18).Kim Gladu est professeure associée à l''Université du Québec à Rimouski et chercheure associée au Centre interuniversitaire de recherche sur la Première modernité.Nelson Guilbert est secrétaire aux communications de la Société internationale d''étude du XIIIe siècle (SIEDS).Marie-Lise Laquerre est associée aux activités sur l''histoire et la pensée modernes et chargée de projet (IAMQ, Bibliotheca numerica 16-19).
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Ce Cahier réunit les actes de deux colloques organisés par la Chaire de recherche du Canada en rhétorique, dans le cadre des Congrès de la Société canadienne d’étude du XVIIIe siècle : Avatars de l’exemplarité (2008) et Écrire l’histoire au siècle des Lumières (2009).La section Avatars de l’exemplarité, qui compte six textes, examine la manière dont les rapports entre Anciens et Modernes, entre XVIIe et XVIIIe siècles ou encore entre modèles classiques et inventions modernes suscitent un nouveau régime de l’exemplarité au siècle des Lumières. Indissociable d’une culture qui en appelle aux leçons de l’expérience et à l’examen critique, le recours à l’exemple permet, comme le rappelle le chevalier de Jaucourt, de mettre « la chose sous les yeux, que les hommes croyent beaucoup plus que leurs oreilles ».Les sept textes de la section Écrire l’histoire au siècle des Lumières, pour leur part, interrogent comment le siècle des Lumières voit l’efflorescence de sensibilités historiographiques encore tributaires de l’apologétique ou de la propagande politique héritées du XVIIe siècle. Les textes issus de cette rencontre tentent à ce titre de conjuguer théories de l’éducation princière, satires spirituelles, antiphilosophie et constructions historiographiques tant en France qu’au Québec.