Renaud Pasquier – författare
401 kr
Läs direkt efter köp
Entretiens avec Alain BADIOU et Jean-Claude MILNER. Qu''est-ce qu''une « prise de parole » publique aujourd''hui ? Sur quelles scènes ou quels tréteaux les « Intellectuels » s''expriment-ils ? Autant de questions urgentes, dans le contexte du houleux débat sur la place à accorder à la recherche et à la transmission des connaissances. C''est tout le problème du devenir des savoirs (de tous ordres) dans l''espace public qui se pose ici, mais aussi celui de l''« Intellectuel », de son rôle usé, de son existence même, sur lesquels pèsent des doutes légitimes. Labyrinthe tente d''y voir plus clair dans un paysage hanté par ce fantôme présent-absent de l''« Intellectuel » en dessinant des figures de « parleurs » contemporains, sous formes de « Caractères » à la manière de La Bruyère, rafraîchie et revivifiée de l''Expert au Comique, du Gourou au Porte-parole et de « Portraits » croquant une série de parleurs contemporains et singuliers de Jacques Rancière à Dieudonné, de Francis Fukuyama à Daniel Schneidermann. Le petit théâtre intellectuel ainsi mis en scène est aussi une topographie des prises de paroles contemporaines, réelles, possibles et souhaitables (ou évitables...), qui emprunte à la critique, la sociologie, la philosophie ou la littérature. En-dehors du dossier, mais en rapport évident avec celui-ci, on lira les propos d''Alain Badiou et de Jean-Claude Milner qui s''expriment, dans deux entretiens, sur la question de l''universel, mais aussi sur le gauchisme, la langue française, et Mai 68.
405 kr
Läs direkt efter köp
« Après la dernière livraison de notre revue sur Le petit théâtre intellectuel, qui était très architecturée et composée pour l''essentiel de courtes interventions, Labyrinthe prend cette fois un parti tout différent : celui de l''assemblage, comme autre expérience du savoir. Il y a donc dans le présent numéro un effet de montage, qui articule trois longs textes divergents et de statuts hétérogènes : la première traduction française, par Laurent Ferri, de l''introduction du célèbre ouvrage de Hayden White, Metahistory (1973) ; une robuste enquête, que signe François Rastier, sur la poétique nazie de la philosophie heideggérienne ; une élaboration théorique sur les rapports entre discours, littérature, politique et apolitique sous forme d''un « trilogue » entre les directeurs de la rédaction. Chacun de ces articles peut être lu indépendamment ; les lecteurs trouveront une notule de présentation au début de chaque texte. [...] Ces textes suggèrent, ils affirment, ils interrogent. Il serait faux de dire que les analyses que nous publions ont fait l''objet d''un consensus même au sein de la rédaction. Bien sûr, nous nous sommes réciproquement signifié notre véhémence habituelle. Ce fut bon signe, la marque de controverses qui s''ouvraient, et dont la puissance durerait plus que la brièveté d''une altercation. Il nous a semblé enfin, comme l''indique notre titre, que ces problèmes relevaient del''excellent jeu dit de la "patate chaude". Voilà, nous avons lancé : qui rattrapera maintenant la patate ? » Extrait de l''éditorial.
401 kr
Läs direkt efter köp
Dossier : Comment peut-on être sytématique ? Savoir et encyclopédisme au siècle des Lumières, coordonné par Élodie Cassan. Esprit systématique et esprit de système « Qu''ils soient ordinaires ou savants, les usages actuels d''un « mot-valise » aussi chargé que celui de « système » ne sont guère mélioratifs aujourd''hui. Synonyme de dogmatisme et d''étroitesse d''esprit dans un cas, de prétention totalisante déplacée, surannée, voire dangereuse dans l''autre, le système est aisément renvoyé à des formes d''idéologies closes et statiques éloignées du réel (le « marxisme », le « positivisme »), ou à des conceptions naïvement encyclopédistes du savoir. Cette prétention du savant à absorber le monde dans la vérité de son savoir totalisant, de logiciser entièrement le réel, est précisément ce qui a été mis à mal au cours du XXe siècle, marqué par la dé-totalisation et la valorisation du fragmentaire, le critique des notions de vérité et d''objectivité. Mais c''est à ce point qu''un paradoxe à la fois historique et philosophique doit être soulevé. Quelle place, effet, accorder aux systèmes du savoir élaborés au XVIIIe siècle, à la fois dans leur étonnant foisonnement et dans toute la profondeur de la réflexion épistémologique que ce siècle a consacré à la notion de système. Car les Lumières firent système de tout : du monde, des plantes, de la société, de tout le savoir lui-même emporté qu''il fût dans son élan encyclopédiste et sa passion de la connaissance. »
401 kr
Läs direkt efter köp
ÉDITORIAL
DOSSIER – EMPIRE READERsous la direction de Marc Aymes et Pierre SavyImpérissable / De certains noms d’empireMarc Aymes / Laurent DubreuilComment les empires touchent à leur finCharles TillyEmpires : la logique de la domination mondiale de la Rome antique aux États-UnisHerfried Münkler« Colonialisme » et « Empires coloniaux »Jürgen OsterhammelLe modernisation du colonialisme et les limites de l''empireFrederick CooperTranslations analogiques :la Rome impériale, l’Angleterre médiévale et les Indes britanniquesAnanya Jahanara Kabir
TEXTES LIBRESLa philosophie française et « les Juifs »Entretien avec Ivan Segré. Propos recueillis par Basile Dewez« Enfoncé, Lanson ! » ou comment le Surréalisme a changé l’histoire littéraireMélanie Leroy-Terquem
390 kr
Läs direkt efter köp
Dossier Séries télévisées et formes de vies sous la direction de RENAUD PASQUIER Jadis on les dédaignait, on les négligeait, on les stigmatisait comme symbole de sous-culture et de mauvais goût, bras armé de l''abétissement généalisé. Les temps ont bien changé : aujourd''hui les séries américaines sont portées au pinacle, elles ne sont plus ce plaisir honteux qu''on cachait, au contraire, il est de bon ton, à tout âge et dans toute classe sociale, de clamer son admiration pour Les Sopranos, The Wire, Mad Men, et bien d''autres, et d''ajouter aux soirées passées devant l''écran les heures de conversation. Enfin les séries suscitent l''écriture, un déferlement de textes, d''analyses, articles, communications, bien au-delà des sphères de fans ou de journalistes spécialisés, jusque-là leur domaine réservé. Les sociologues, les philosophes, les critiques littéraires s''en emparent, en font leur objet de prédilection. Nous souhaiterions moins nous inscrire dans cette vogue que l''interroger. Amateurs assidus de séries nous-mêmes, nous voulons comprendre comment et pourquoi elles ont pris tant de place dans nos vies et celles de nos contemporains mieux encore, comment elles les ont façonnées, informées, transformées. Non pas donc considérer les séries comme des objets à manipuler à notre guise, calibrées selon concepts et raisonnements préalablement construits, mais mettre en jeu notre expérience de spectateur, et donc inverser les rôles : comment devenons-nous les objets des séries ? comment nous donnent-elles forme(s) ? Quelles « formes de vie » font naître les séries télévisées ? On le saisira qu''en partant justement de la « forme » sérielle, et des esthétiques singulières des séries. Enfin puisque que c''est de nos vies de spectateurs qu''il est question, nos textes mettront en scène des subjectivités aux prises avec l''expérience sérielle et toutes ses conséquences.
401 kr
Läs direkt efter köp
Labyrinthe est une revue de recherche et d’expérimentation dans le domaine des savoirs littéraires, philosophiques, historiques et sociaux. Elle est ouverte à tous les chercheurs, exigeants et curieux, quels que soient leur âge, leur statut et leurs orientations théoriques. Labyrinthe s’efforce en particulier d’accueillir autant de premières publications qu’il est possible. Hors de toute institution, de toute orthodoxie, la revue est interdisciplinaire ou, mieux, indisciplinée. Parce qu’il faut défendre la complexité, l’inachèvement et le fragmentaire, Labyrinthe entend encourager le déplacement du regard, la mise en oeuvre d’approches croisées et la circulation des savoirs. À partir de notions, d’objets, de contextes ou d’espaces spécifiques, la revue cherche à ouvrir un lieu de travail réellement collectif, tout en respectant les modes d’argumentations, les protocoles d’expérience et la liberté d’écriture propres à chacun. Labyrinthe voudrait ainsi donner aux chercheurs l’occasion d’interroger leurs pratiques, de saisir les écarts qui les différencient et d’éprouver les rapprochements possibles.