Mladen Kozul - Böcker
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Une œuvre de fiction peut-elle être vraie? C’est ce que de nombreux auteurs du dix-huitième siècle ont prétendu dans les préfaces de leurs romans. Il est communément admis que cette revendication tente de déguiser la fictionnalité de la fiction, et de tromper le lecteur dans le but de lui faire prendre une illusion pour une vérité.Dans cet ouvrage, Herman, Kozul et Kremer examinent d’un oeil neuf ce point de vue, et analysent tout un éventail de préfaces sous deux perspectives: sémantique et pragmatique. La lecture sémantique développe celle de G. May dans son étude pionnière, Le Dilemme du roman (1963), et situe la préface ainsi que sa prétention à la vérité à l’intérieur du récit fictionnel lui-même, où elle joue son rôle dans cette supercherie dont le lecteur est la cible. L’approche pragmatique, cependant, mène à une lecture absolument nouvelle de ces prétentions préfacielles, et révèle comment elles soulignent la fictionnalité du roman. Les auteurs avancent l’argument que cette déclaration qui nous est si familière ‘ceci n’est pas un roman’, sert à légitimer l’artifice du roman, et à établir une sorte de pacte de complicité avec le lecteur.Herman, Kozul et Kremer nous permettent de voir d’une façon entièrement neuve l’écriture et la lecture de la fiction au dix-huitième siècle. Ils explorent les problèmes de légitimation et d’accréditation qui caractérisent non seulement les préfaces des romans, mais aussi bien d’autres discours de la première modernité.
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Le roman érotique et libertin du XVIIIe siècle serait un texte polémique qui se dresse contre la morale sexuelle et religieuse régnante. Il illustrerait un mode de vie, des techniques d’apprentissage du sexe ou des controverses sur les rapports entre la sensation et l’intellection. De leur côté, les discours religieux ou scientifiques sur le corps érotique se constitueraient en opposition à la représentation romanesque du corps dominé par le désir. Mladen Kozul remet en question cette opposition réductrice.Dans cette étude interdisciplinaire, centrée sur la représentation du corps érotique, l’auteur réinscrit le roman libertin dans son temps et dans les rapports de force qui le traversent. A travers les textes des romanciers et des défenseurs du classicisme, des ecclésiastiques et des médecins, il avance l’hypothèse que l’âge classique critique le roman érotique non pas tant parce qu’il s’oppose aux discours religieux ou médicaux, que parce qu’il exhibe le sous-bassement libidinal de ces mêmes discours régulateurs.Dans Le Corps érotique au XVIIIe siècle Mladen Kozul propose une lecture tout à fait nouvelle de l’imaginaire érotique qui se constitue au travers des textes et des discours disparates. Retournant la condamnation qui le vise contre les discours qui l’attaquent, le roman libertin est l’emblème de toute une culture pour laquelle le libertinage est la vérité cachée des discours de l’orthodoxie morale et idéologique de son temps.
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Dans les années 1760, l’atelier du baron d’Holbach est, avec Ferney au temps de Voltaire, le principal lieu de diffusion des idées hétérodoxes qui permettent la radicalisation des Lumières en France. L’activité de traduction d’Holbach, plus importante en quantité que son activité d’auteur, est étudiée ici pour la première fois de manière systématique.En comparant les ouvrages clandestins traduits et publiés par Holbach avec leurs vrais ou prétendus originaux (majoritairement anglais), Mladen Kozul analyse les manipulations énonciatives, thématiques et éditoriales qu’Holbach opère dans les textes anglais pour en légitimer le discours et les transformer en livres clandestins français. Il montre qu’Holbach, fidèle aux procédés d’une culture rhétorique qui brasse et recycle textes et discours, s’appuie sur les stratégies des encyclopédistes qu’il perfectionne en employant les méthodes de la librairie clandestine.Les textes traduits par Holbach orientent d’une manière décisive la perception qu’a le public des correspondances entre les idées des Lumières en France et celles provenant d’autres cultures de l’Europe occidentale, et notamment d’Angleterre. Les figures d’auteurs anglais qui se dégagent du livre clandestin apparaissent comme des constructions qui installent, aux yeux du lecteur français, le mirage d’un front philosophique transculturel radical, uni et solidaire. Les pratiques du baron nous permettent ainsi d’interroger le rapport complexe du public cultivé des Lumières à l’altérité culturelle. En repensant les notions de traduction et d’auteur, Mladen Kozul invite à voir en Holbach l’inventeur d’une des premières manipulations médiatiques d’envergure en Occident.