L'errance au XVIIe siècle
Roxanne Roy, Professor Marie-Christine Pioffet, Lucie Desjardins
707 kr
AvRoxanne Roy,Diane Desrosiers
450 kr
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À une époque où il est malséant pour les femmes de prendre la parole publiquement pour discuter de matières controversées ou pour formuler la critique de décisions ou de personnages politiques ou religieux, on peut se demander comment, dans les imprimés français de la première modernité, on fait parler une figure féminine ou un groupe anonyme de femmes, surtout lorsque celles-ci sont de basse extraction sociale. Qu’il s’agisse de locutrices agissant comme protagonistes au sein d’un récit ou d’un « je » féminin qui semble se confondre avec une instance auctoriale, ces « voix » féminines présentent une grande diversité d’ethe. Quels types de personæ les ventriloques ? qu’il s’agisse de rédacteurs féminins ou masculins ? élaborent-ils dans leurs écrits ? Le travestissement textuel, c’est-à-dire les phénomènes de ventriloquie entendue ici métaphoriquement, soulève plusieurs interrogations relatives à l’auctorialité féminine.
Titulaire de la chaire de recherche James McGill en études de la Renaissance, Diane Desrosiers est professeure à l’Université McGill où elle enseigne la littérature française du XVIe siècle. Elle s’intéresse aux prises de parole féminines et à la construction de l’ethos dans les textes de cette période.
Roxanne Roy est professeure en histoire littéraire des XVIIe et XVIIIe siècles à l’Université du Québec à Rimouski. Ses principaux domaines de recherche portent sur les femmes écrivains d’Ancien Régime, la rhétorique et l’esthétique de la galanterie dans les nouvelles françaises.