Jacqueline Nacache – författare
1 883 kr
Skickas inom 3-6 vardagar
397 kr
Läs direkt efter köp
S’il est connu que le cinéma s’est inspiré dès sa naissance de sources littéraires, c’est également très tôt après les débuts du 7e art qu’est née, à l’inverse, l’idée d’une influence du cinéma sur la littérature. Cette hypothèse s’est développée au fil du xxe siècle, témoignant d’un phénomène critique encore peu exploré : tel était le point de départ d’un ouvrage qui constitue le premier volet de la présente réflexion (Cinématismes. La Littérature au prisme du cinéma, 2012). S’il n’y a plus de doutes aujourd’hui quant aux interactions entre les deux modes d’expression, l’étude des liens entre littérature et cinéma dans le domaine contemporain, loin de se simplifier, n’en est devenue que plus complexe. Étudier le parcours et l’œuvre d’Emmanuel Carrère, c’est approcher cette complexité d’une façon exemplaire. Cinéphile, critique, scénariste de cinéma et de télévision, réalisateur à ce jour de peu de films mais dont chacun touche à des questions fondamentales, Carrère est et se veut pleinement écrivain alors que le cinéma rayonne, dans ses écrits comme dans ses expériences, d’une présence continue, éclatante ou secrète. Telle est la situation singulière qu’étudient les textes ici réunis, et dont les auteurs, lecteurs ou exégètes de l’œuvre de Carrère, sont spécialistes des rapports entre littérature et cinéma envisagés sous leurs aspects les plus divers.
397 kr
Läs direkt efter köp
Ce livre rassemble seize articles publiés entre 1999 et 2019, consacrés à ce qu’il est convenu d’appeler le « cinéma hollywoodien classique », à savoir l’ensemble des films produits par l’industrie du cinéma américain entre les années 1930 et les années 1950, dans des compagnies aux noms devenus légendaires (Paramount, Warner Bros., 20th Century Fox, MGM, RKO...). Produites dans un cadre universitaire, ces réflexions s’ancrent dans le goût de l’autrice pour les films de « l’âge d’or » américain qui ont accompagné sa vie, et sur sa volonté de comprendre en profondeur leur puissance d’enchantement et de consolation. On trouvera dans ces pages de mémorables figures de stars, des cinéastes qui incarnèrent le « génie du système » (André Bazin), des études de l’art hollywoodien, ou encore le récit de moments de production fiévreux où les studios se faisaient historiens de l’actualité. Tous ces films ont en commun d’avoir été conçus pour de vastes publics dont le cinéma était l’un des premiers loisirs. Il n’était pas prévu, du moins explicitement, que les critiques puis les chercheurs en fassent des œuvres d’art, des modèles universels, en un mot l’expression d’un puissant classicisme. Mais c’est ce qui arriva, et à ce titre ils constituent désormais un patrimoine culturel dont l’analyse n’est pas près de prendre fin.