Narbonne Jean-Marc Narbonne – författare
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Les textes rassemblés dans cet ouvrage sont le fruit d''une journée d''étude consacrée à la tradition néoplatonicienne et à la gnose, en l''honneur du Professeur Pierre Hadot, qui se tint au Séminaire des missions étrangères de Paris, dans le cadre des Célébrations du 150e anniversaire de la Charte de l''Université Laval, et du 340e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec, associé au Séminaire des missions étrangères de Paris depuis 1663 et qui est à l''origine de l''Université Laval. Monsieur Hadot recevait par la suite en Sorbonne un doctorat honoris causa de l''Universté Laval, lors d''une présentation dont on pourra lire le texte dans cet ouvrage.
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Le présent livre est une démonstration en deux parties, autonomes mais convergentes, de l''existence d''un néoplatonisme à la fois agissant et méconnu au sein de la culture contemporaine. Une double surprise attend le lecteur : celle de voir un penseur aussi original et singulier dans le paysage philosophique français qu''Emmanuel Lévinas, non pas sans doute être intégré, mais questionné à partir d''un cadre interprétatif inhabituel – le platonisme historiquement relancé et réinterprété par le néoplatonisme –, et celle de voir des penseurs par ailleurs aussi différents que Bergson et Derrida, Bréhier et Marion ou Henry, participer d''un large courant intellectuel rénovateur, marqué du sceau lointain de l''hénologie néoplatonicienne. Une histoire philosophique, c''est-à-dire touchant à la fois les philosophes eux-mêmes, leurs idées et les institutions dans lesquelles ils oeuvrent, en retrace les moments essentiels en France et au Canada français. Elle témoigne de la puissance régénératrice et multiforme de cette antique tradition, de son influence sur la pensée philosophique, l''éthique, la théologie, la vie religieuse et institutionnelle aujourd''hui.
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PDF, Franska, 2017214 kr
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Plusieurs raisons peuvent être invoquées pour justifier que l''on retienne la métaphysique comme thème général d''un congrès, parmi lesquelles la sensibilité personnelle pour ce type de questionnement ne saurait évidemment être écartée.Mais au-delà, c''est tout d''abord la richesse exceptionnelle de ce vocable lui-même, dans toute notre tradition philosophique, qui a retenu notre attention et déterminé notre choix. L''on peut en effet établir sans trop de peine que, de l''ensemble entier des termes et des concepts dont s''est nourri le discours philosophique, puisse espérer rivaliser avec celui-ci. Aucun des termes tels que sophia ou sagesse, gnose, ontologie, hénologie, théologie, philosophie transcendantale, dialectique, déconstruction, qui tous ont un rapport certain avec le thème symposium dont on retrouve ici plusieurs contributions marquantes, n''égale son prestige et son pouvoir d''évocation. Dans le sens large entrevu ici, est métaphysique toute enquête argumentée, démarche ou approche, dont la destination expresse est l''établissement ou la découverte des premiers principes ou des premières causes de l''être, du connaître ou de l''agir. En ce sens, la métaphysique n''est assimilable à aucune episthmh singulière, quelle qu''en soit par ailleurs la portée effective ou les aspirations ultimes. Dans la mesure où, au-delà de la connaissance elle-même, elle pose la question de la légitimité et du sens, elle déborde l''ambition même d''une simple mathesis universalis. En tant donc que démarche argumentée, rationnelle et englobante - en quoi elle reste l''héritière de la dialectique platonicienne, dialectique que Platon qualifie justement dans la République (537 c) de sunoptike, synoptique -, le questionnement métaphysique présente une figure hautement typique de notre tradition, moins assurée que la théologie dont elle dispute pourtant l''ampleur de vue, plus indéterminée que la science dont elle veut néanmoins partager l''idéal de rigueur et d''intelligibilité.
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PDF, Franska, 2017368 kr
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La notion d''« unité » est, avec celle de l''« être », du « bien » et du « beau », l''une des plus déterminantes de l''histoire de la philosophie et trouve sa place autant dans la pensée ancienne que dans la philosophie moderne. Les néoplatoniciens, tout spécialement, en ont fait la source et le principe explicatif de toute la réalité, à la fois au-delà de l''être, de la pensée et du discours.Les contributions qu''on lira ici, rassemblées sous ce thème, veulent rendre hommage à la recherche foisonnante mais elle-même inspirée et pour ainsi dire « unifiée » par l''idée de l''Un, du professeur Werner Beierwaltes, dont les études sur Plotin, Proclus, Jean Scot Erigène, Nicolas de Cues, Schelling, Hegel et Heideger, ont marqué la recherche contemporaine. Y ont contribué :PREMIERE SECTION - L''Un dans la pensée antiqueJean-Marc Narbonne, Alfons Reckermann, Christoph Horn, John J. Cleary, Dominic O''Meara, Frederic Schoeder, Thomas BöhmDEUXIEME SECTION - L''Un dans la pensée médiévaleRolf Schönberger, James McEvoy, Dermot Moran, Fran O''RourkeTROISIEME SECTION - L''Un dans la pensée moderne et contemporaineThomas Leinkauf, Ralph Häfner, Arbogast Schmitt, Dagmar Mirbach, Mischa von Perger, Douglas Hedley, Jens Halfwassen, Siegbert Peetz, Ingo Christians, Markus Enders, Michael H. G. Hoffmann
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PDF, Franska, 2017155 kr
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La thématique de ce recueil collectif consacré à l''esprit démocratique est mise à l''enseigne du célèbre discours de Benjamin Constant comparant, au nom de l''idéal démocratique, la liberté politique des Anciens et celle qui se décline chez les Modernes. Comme le résume Jean-Marc Narbonne dans l''une de ses conférences : « Dans une démocratie directe [...] la nécessité du sacrifice des intérêts privés au profit du service à la collectivité peut faire craindre la disparition ou l''effacement des aspirations personnelles ; dans une démocratie indirecte, plus encline à promouvoir la poursuite individuelle du bonheur et les bénéfices particuliers, c''est en revanche l''intérêt pour la chose publique en général qui risque de faire défaut [...] et qu''il s''agit de préserver. » Pour éviter ce double danger, à savoir l''embrigadement de l''individu d''un côté, la dislocation du lien social de l''autre, il faut combiner et maintenir fermement ensemble, comme le réclamait Constant lui-même, ces deux formes de liberté.Les contributions composant ce premier recueil des Cahiers Verbatim questionnent les liens objectifs entre la démocratie antique et nos démocraties modernes et l''influence, oui ou non déterminante, de celle-là sur ces dernières.
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PDF, Franska, 2017238 kr
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La démocratie grecque, en prenant pour point de départ les réformes de Solon en 594 et comme terme la conquête romaine de la Grèce en 146, c''est plus de quatre siècles d''une histoire riche en expérimentations variées d''un gouvernement " de tous, par tous et pour tous ", mais aussi de réflexions et d''intenses débats sur les différentes formes que peut endosser un " régime populaire " et les défis qui se présentent à lui.Or après cette efflorescence exceptionnelle – unique, rappelons-le, dans toute l''Antiquité –, la démocratie grecque sombra pour quelque deux mille ans dans un oubli quasi total ou fut perçue comme un régime condamnable, voire dangereux, tout cela avant qu''une patiente revalorisation des vertus démocratiques ne s''entame quelque part dans le cours des xviie et xviiie siècles, une reconquête qui, à travers bien des contestations et nombre de reculs, se poursuit encore jusqu''à maintenant.Comment un tel renversement des perspectives aussi surprenant que spectaculaire a-t-il été possible, quels chemins a-t-il dû emprunter et quel rôle, tantôt direct, tantôt plus marginal, l''expérience athénienne a-t-elle joué dans cette affaire, via quels auteurs et quels acteurs politiques ? Autant de questions complexes et cruciales auxquelles les contributions rassemblées dans cet ouvrage tentent d''apporter des réponses.
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En Politiques, Livre III, chapitre 11, Aristote présente un argument en faveur d’un mode de décision fondé sur le cumul des opinions qui s’expriment au sein d’une réunion délibérante, que ce soit dans le contexte d’une assemblée proprement politique, d’une cour de justice ou d’un jury artistique.Grâce à cette additivité, à ce cumul ou à cette sommation des points de vue – c’est ce qu’on a appelé la Summierungstheorie –, des gens qui se trouvent rassemblés seraient à même de parvenir à des jugements non seulement en soi avisés, mais souvent supérieurs à ceux pris isolément par les individus soi-disant meilleurs ou par les savants, par l’élite si l’on préfère. Et voilà le platonisme potentiellement renversé ou tout au moins mis à mal.Si Aristote fait sien ce procédé cumulatif (Summierungsverfahren) et s’il croit au pouvoir de l’intelligence collective qui en résulte – et pourquoi en douter ? –, on peut logiquement s’attendre à ce que le genre de régime politique qu’il favorise soit lui-même en correspondance avec une telle intelligence collective, un régime de type par conséquent démocratique. Or c’est bien quelque chose comme cela qui se produit au sein du traité des Politiques, d’où le portrait qui s’en dégage d’un Aristote « révolutionnaire », mais comme on le verra, « tranquille ».ISBN Vrin: 978-2-7116-4396-7
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Les textes rassemblés dans le présent recueil ont pour but de rendre hommage à l’ensemble de la carrière du professeur Thomas de Koninck, qui célèbre par ailleurs cette année ses cinquante ans d’enseignement à la Faculté de philosophie de l’Université Laval.Le dévouement entier de Thomas de Koninck envers la philosophie est une évidence pour tous ceux qui ont eu l’occasion de le côtoyer, dévouement fondé sur la conviction, tout à la fois intime et inébranlable, que la philosophie délie, comme le suggérait déjà le Phédon, c’est-à-dire possède le pouvoir de libérer les virtualités humaines, et qu’elle sert en cela la dignité de chacun. Le dévouement dont il s’agit n’est pas simplement théorique, tourné vers l’abstraction, mais se traduit d’abord dans l’engagement concret envers l’autre et notamment par le souci de l’étudiant, ce qui valut d’ailleurs au professeur De Koninck le Prix d’excellence en enseignement, décerné par l’Université Laval en 2002-2003.Venus d’horizons divers et exposant des points de vue qui, chaque fois, n’engagent évidemment que leur propre auteur, les essais qu’on va lire rejoignent tous d’une manière ou d’une autre le thème fondamental de la transcendance de l’homme, qui traduit si bien l’intérêt philosophique premier de Thomas de Koninck.