Cet ouvrage propose une approche praxéologique de l’identité, où celle-ci est conçue comme un phénomène dynamique relevant des processus de catégorisation à l’œuvre dans l’interaction sociale. A partir d’un corpus d’entretiens biographiques de Français installés en Suisse romande, l’étude focalise les procédés langagiers, et plus particulièrement les ressources lexicales, accentuelles et narratives, qui sont mobilisés par les locuteurs pour activer, négocier et attester certaines de leurs identités. L’analyse fine et détaillée d’extraits transcrits documente ainsi le travail de catégorisation qui a lieu dans l’interaction et met au jour des procédés récurrents qui permettent de postuler l’existence d’une grammaire de l’identité. Ce faisant, l’ouvrage offre au public francophone de se familiariser avec l’analyse des catégorisations d’appartenance (membership categorization analysis). Ce courant de recherche, qui s’est développé aux Etats-Unis, en Angleterre, puis en Allemagne à l’articulation de l’ethnométhodologie et de l’analyse conversationnelle, nourrit en effet la présente étude, qui s’inscrit résolument dans le cadre de la linguistique interactionnelle.
Die Verwendung der Eigennamen in der gesprochenen Sprache hat bisher wenig Beachtung seitens der Sprachwissenschaft erfahren. Dabei spielen Eigennamen in der Alltagskommunikation eine wichtige Rolle. Dies gilt nicht nur für Personennamen, sondern auch für Ortsnamen, die nicht selten den Ausgangspunkt für die Konstruktion sozialer Identitäten bilden. Diese Publikation stellt ein Novum in der onomastischen Forschung dar und eröffnet somit neue Forschungsperspektiven. Zum einen werden Ansätze zur Erforschung der Eigennamen in der Oralität vorgestellt, die aus der aktuellen sprachwissenschaftlichen Forschung hervorgehen (z.B. in den Bereichen der Soziolinguistik und der Interaktionsforschung), zum anderen werden methodische Probleme erläutert, die mit dem Erheben, dem Transkribieren und dem Analysieren sprechsprachlichen Datenmaterials zusammenhängen.