La présente étude comporte une analyse des vestiges architecturaux du théâtre de Délos, une nouvelle publication des passages des comptes des gestionnaires de la caisse sacrée concernant sa construction et son entretien, enfin une synthèse sur les concours qui y étaient célébrés. Elle permet de restituer l'évolution du projet et les étapes du chantier entre la fin du IVe siècle et les environs de 240 avant J.-C., de préciser les modes de mise en scène des spectacles à l'époque hellénistique. Elle conduit aussi à cerner la place du monument dans l'architecture et l'urbanisme déliens. Le théâtre de Délos, qui associe des gradins en demi-cercles outrepassés et un bâtiment de scène à proskènion et skènè avec un étage à front percé de larges baies, est tributaire des édifices réalisés à Athènes puis à Épidaure. Certains de ses dispositifs se rencontrent uniquement dans les Cyclades, à Cos et sur une courte frange de la côte occidentale de l'Asie Mineure.
Ce nouveau fascicule de l'Exploration archéologique de Délos présente l'étude architecturale d'un monument connu dans la bibliographie délienne sous le nom de "Monument (ou Edifice) à abside". L'importance antique de cet édifice est manifestée à la fois par l'originalité de son plan à abside qui, rare dans l'architecture archaïque et classique, s'explique vraisemblablement par une raison exceptionnelle ; et sa situation topographique, à proximité du non moins énigmatique Edifice 42, en bordure d'une esplanade dallée du sanctuaire et en avant des trois temples d'Apollon. Le rassemblement et la confrontation des données archéologiques et testimoniales ont conduit les auteurs à reconnaître dans ces maigres vestiges le Kératôn des inscriptions qui enfermait le célèbre Autel de cornes, relique insigne qui passait pour l'oeuvre d'Apollon lui-même. L'étude minutieuse des blocs, l'analyse érudite des sources littéraires et épigraphiques ainsi que les raisonnements rigoureux qui fondent les restitutions ou la reconstitution finale, contribuent à faire de ce fascicule une magistrale leçon d'archéologie et d'architecture antiques.
La présente étude comporte une analyse des vestiges architecturaux du théâtre de Délos, une nouvelle publication des passages des comptes des gestionnaires de la caisse sacrée concernant sa construction et son entretien, enfin une synthèse sur les concours qui y étaient célébrés. Elle permet de restituer l'évolution du projet et les étapes du chantier entre la fin du IVe siècle et les environs de 240 avant J.-C., de préciser les modes de mise en scène des spectacles à l'époque hellénistique. Elle conduit aussi à cerner la place du monument dans l'architecture et l'urbanisme déliens. Le théâtre de Délos, qui associe des gradins en demi-cercles outrepassés et un bâtiment de scène à proskènion et skènè avec un étage à front percé de larges baies, est tributaire des édifices réalisés à Athènes puis à Épidaure. Certains de ses dispositifs se rencontrent uniquement dans les Cyclades, à Cos et sur une courte frange de la côte occidentale de l'Asie Mineure.
Ce nouveau fascicule de l'Exploration archéologique de Délos présente l'étude architecturale d'un monument connu dans la bibliographie délienne sous le nom de "Monument (ou Edifice) à abside". L'importance antique de cet édifice est manifestée à la fois par l'originalité de son plan à abside qui, rare dans l'architecture archaïque et classique, s'explique vraisemblablement par une raison exceptionnelle ; et sa situation topographique, à proximité du non moins énigmatique Edifice 42, en bordure d'une esplanade dallée du sanctuaire et en avant des trois temples d'Apollon. Le rassemblement et la confrontation des données archéologiques et testimoniales ont conduit les auteurs à reconnaître dans ces maigres vestiges le Kératôn des inscriptions qui enfermait le célèbre Autel de cornes, relique insigne qui passait pour l'oeuvre d'Apollon lui-même. L'étude minutieuse des blocs, l'analyse érudite des sources littéraires et épigraphiques ainsi que les raisonnements rigoureux qui fondent les restitutions ou la reconstitution finale, contribuent à faire de ce fascicule une magistrale leçon d'archéologie et d'architecture antiques.