Se limiter, comme l'a fait B. Halflants, en présence d'une édition critique déjà réalisée avec beaucoup de soin, à l'étude approfondie du moyen arabe d'un seul manuscrit arabe essentiel des Mille et Une Nuits, comme celui dit « de Galland », permet non seulement de mettre en évidence un grand nombre de traits communs au moyen arabe des juifs, des chrétiens et des musulmans, mais aussi de traits propres au moyen arabe des Mille et Une Nuits. Nul doute que cette approche fructueuse sera appliquée à l'avenir à d'autres textes de moyen arabe et qu'elle permettra d'offrir aux arabisants un corpus de textes aussi étendu pour le moyen arabe des musulmans que pour celui des juifs et des chrétiens.