Lemire Maurice Lemire – författare
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PDF, Franska, 1999377 kr
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Après l''avènement de la Confédération, la province de Québec se donne en programme la devise '' Je me souviens ''. En ces années qui vont de 1870 à 1894, une culture qui se dit encore '' canadienne '' veut s''employer à commémorer les aïeux. De l''École patriotique de Québec aux premières manifestations qui annoncent l''École littéraire de Montréal, la vie littéraire au Québec défend une nationalité menacée. La pendaison de Louis Riel et les attaques contre les droits scolaires linguistiques des minorités francophones au Nouveau-Brunswick, au Manitoba et dans les Territoires du Nord-Ouest soulèvent passions et colères.Dans ce contexte, l''abbé Henri-Raymond Casgrain devient éditeur de livres de prix scolaires, Louis Fréchette va chercher à l''Académie française la reconnaissance qui en fait ici le '' poète national '', Arthur Buies se laisse tenter par la propagande colonisatrice du curé Labelle, Pamphile Le May prépare le terrain pour la littérature régionaliste et Laure Conan réoriente sa carrière vers le roman historique. Tout pour l''histoire, la langue et la religion devient le mot d''ordre, mais les chroniques de Buies, les poèmes d''Eudore Évanturel ou d''Alfred Garneau, le journal d''Henriette Dessaulles poursuivent une autre voie, celle de l'''' intime ''. La littérature canadienne est écartelée entre ces deux principes : le devoir collectif, l''expression subjective.Cette collection présente non seulement le fait littéraire et l''examen des textes, mais aussi l''analyse du processus de leur production et de leur réception. Elle offre aux étudiants, aux enseignants et aux spécialistes une solide synthèse qui s''inspire d''une approche originale et d''une recherche de première main.'' La vie littéraire au Québec constitue l''étude la plus exhaustive et la plus solide parue à ce jour et devient une référence incontournable non seulement pour les littéraires, mais aussi pour tous ceux qui, dans diverses disciplines, s''intéressent à l''histoire des idées et des idéologies '' (Antoine Sirois, Recherches sociographiques).Le premier tome de La vie littéraire au Québec (1764-1805 : La voix française des nouveaux sujets britanniques) a obtenu le prix Raymond-Klibansky (1992).
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PDF, Franska, 2005377 kr
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Avec l’arrivée au pouvoir à Ottawa des libéraux de Wilfrid Laurier en 1896 s’ouvrent pour le Canada des années de prospérité économique et de croissance démographique mais aussi d’acerbes conflits politiques qui marqueront tout le pays. Au Québec, les mouvements d’industrialisation et d’urbanisation s’accélèrent, non sans résistance. Appel d’air pour les uns, menace pour les autres, la migration vers la modernité ébranle les colonnes de l’identité nationale. La période 1895 à 1918 voit Montréal s’affirmer comme pôle culturel. La concentration de la presse durant ces années y attire de plus en plus les activités littéraires, alors que l’Université Laval de Montréal, deux nouvelles bibliothèques publiques, des scènes nombreuses et un important éditeur, en assurent le soutien. Avec les décès d’Arthur Buies, de l’abbé Henri-Raymond Casgrain, de Jules-Paul Tardivel et de Louis Fréchette disparaît une époque. La relève se presse maintenant à l’École littéraire de Montréal, où passe en météore Émile Nelligan, tandis que Françoise, bientôt rejointe par d’autres journalistes, ouvre des voies différentes de celle empruntée par Laure Conan pour l’écriture des femmes. Le nationalisme inspire tant la plume acérée des publicistes Olivar Asselin et Jules Fournier qu’une réaction régionaliste lancée à Québec par le jeune professeur de littérature Camille Roy. Les recueils de Blanche Lamontagne, Les rapaillages d’un jeune professeur d’histoire de Montréal, Lionel Groulx, et le roman Maria Chapdelaine d’un écrivain français, Louis Hémon, en favorisent la diffusion rapide et se conjuguent pour vanter les beautés du « pays laurentien ». Un certain nombre de jeunes écrivains – dont René Chopin, Guy Delahaye, Marcel Dugas et Paul Morin –, soucieux de littérature pure, s’opposent pourtant à cette esthétique. Vite brocardés parce qu’ils préfèrent Paris à la Laurentie, les « exotiques » réussissent cependant à animer un temps une revue qui passera à l’histoire, Le Nigog.Cette collection présente non seulement le fait littéraire et l’examen des textes, mais aussi l’analyse du processus de leur production et de leur réception. Elle offre aux étudiants, aux enseignants et aux spécialistes une solide synthèse qui s’inspire d’une approche originale et d’une recherche de première main. Le premier tome (1764-1805 : La voix française des nouveaux sujets britanniques) et le quatrième tome (1870-1894 : « Je me souviens ») de La vie littéraire au Québec ont respectivement été lauréat (1992) et finaliste (2001) du prix Raymond-Klibansky.
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PDF, Franska, 1992377 kr
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Durant la période 1806-1839, la vie littéraire au Bas-Canada est dominée par l''imprimé : la création du journal Le Canadien en 1806 donne aux Canadiens une ouverture vers le pouvoir et une voix propre dans la lutte pour l''hégémonie sur l''opinion publique. Dans le cadre de la démocratie parlementaire, le journal devient l''organe principal d''éducation populaire, l''écriture, quelle que soit sa forme, est de plus en plus orientée par la situation politique, qui se détériore à partir des années 1830. Quelques journalistes et animateurs de la vie littéraire, tels que Michel Bibaud, Ludger Duvernay, Étienne Parent et Napoléon Aubin, indiquent à leur façon la voie à suivre en essayant d''instaurer une tradition de lecture au pays
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PDF, Franska, 1991377 kr
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Malgré la prépondérance des institutions anglaises, l''activité littéraire de langue française se caractérise par une diversité et une relative continuité qui ont de quoi surprendre. Le premier volume de la série nous fait connaître les infrastructures qui suscitent l''émergence d''une écriture publique: l''imprimerie, la presse, les librairies et les bibliothèques, On y voit aussi que quelques Français, récemment immigrés, initient les coloniaux à l''exercice de l''opinion. De 1764 à 1 805, les écrits ont pour fonction d''informer et de débattre.